dimanche 25 octobre 2026

En mer, le 25 octobre

Journée en mer, vers 8h00 ce matin nous étions au large de Cuba.

Séance de gym pour moi et repos pour Françoise, avec une migraine et le mal de mer. C’est ce qu’elle dit, mais moi je pense qu’il s’agit de symptômes de sevrage informatique.

Je commence à comprendre pourquoi les junkies ne peuvent se sortir de leur addiction. Voilà qu’après une semaine sans sa drogue, ou presque, on retrouve internet dans notre cabine sans l’avoir demandé. Plus de mal de tête, plus de nausée: une dose d’internet vaut autant qu’une ligne de coke.

Ce soir, on assiste à la présentation de la chanteuse et guitariste chilienne, vraiment bonne.

samedi 24 octobre 2026

Fort Lauderdale, le 24 octobre

Tôt le matin, Regal Princess est arrivé au quai 21 à Fort Everglades. Escale obligée pour débarquer et embarquer ceux qui ne font qu’une semaine.

Comme il faut débarquer, nous avons trois choix : une excursion à MAR‑A‑LAGO, une petite promenade au port, ou ne faire qu’un aller‑retour pour passer l’immigration américaine. On choisit de débarquer tôt pour profiter de l’internet du port. Mauvaise idée : on sort vers 8h00 et il n’y a qu’un faible signal offert et aucun lieu pour s’installer.

Interdit de revenir avant que les procédures d’embarquement pour les nouveaux passagers ne commencent à 9h30. Une marche dans le port ne mène nulle part et autre choix que de prendre notre mal en patience.

Même une fois passée la sécurité vers 9h30, il faudra attendre encore plus d’une heure avant que les Coast Guards américains ne nous laissent revenir à bord. Donc avant midi perdu. En après‑midi, on s’installe à l’extrémité arrière du navire pour regarder le départ à 15h00. On en profite pour se raconter des histoires de pompiers avec un couple de Québécois.








vendredi 23 octobre 2026

En mer, le 23 octobre

Journée en mer qui s’annonce houleuse. Françoise prend un Gravol qui l’endort pour une bonne partie de la journée.

On commence avec une présentation sur les formalités douanières demain au port de Fort Everglades. Même si on ne prévoit pas débarquer, Oncle Sam veut s’assurer qu’aucun méchant ne profite de l’occasion pour aller voter illégalement pour les démocrates.

Comme ma blonde dort, je vais seul au show culinaire du chef et du responsable du service. Devant nous ils font une recette de linguini au pesto, de crevettes et d’un gâteau Forêt‑Noire.

La tâche d’un chef se résume en trois étapes : répondre à des courriels, assister à des réunions et goûter une centaine de plats par jour. Ensemble, l’équipe en cuisine et au service compte plus de 600 personnes, environ la moitié de l’équipage du navire.

En sortant de notre cabine pour rejoindre notre restaurant ou le centre du navire où se tiennent la majorité des évènements, il faut passer à travers le casino. On pourrait y arrêter régulièrement et peut‑être se rembourser pour toutes nos dépenses de voyage ou, selon notre chance, perdre notre condo ou flamber l’héritage de nos enfants. Autre choix : passer à travers sans s’y arrêter. Ce sera le nôtre.




Les journées en mer se suivent et se ressemblent : petits spectacles musicaux, show au théâtre. Ce soir c’est BORN TO DANCE. Une performance éblouissante par les danseurs de Princess. Danser ainsi, c’est autant une performance athlétique qu’artistique.

jeudi 22 octobre 2026

Turks & Caicos, le 22 octobre

Une autre brève escale. Cette fois c’est à Turks & Caicos, une autre possession de la couronne britannique.

Si hier sur le quai nous avons croisé des dizaines de passagers arrivés avec de grosses valises, probablement des gens ayant manqué l’embarquement à Fort Lauderdale et qui auront été redirigés ici pour ENFIN commencer leur croisière, aujourd’hui ce que l’on remarque c’est un immense navire, le Star Princess, accosté à côté de nous. En comparaison, notre petit navire ne fait pas le poids.

Ce qu’on peut voir, sans prendre d’excursions ou de taxi pour la ville, est presque une copie conforme de la veille : un ramassis de boutiques de souvenirs, des restaurants, d’immenses plages et une piscine. L’histoire de l’île, c’est celle de l’exploitation du sel. Une des caractéristiques de l’île, ce sont les ânes qui sont partout, descendants de ceux qui portaient les poches de sel des mines vers les bateaux, mais depuis 1900 environ, ils sont libres mais sans travail. Mais on n’en a pas vu.

C’est près d’ici que la capsule du premier astronaute américain, John Glenn, a plongé dans la mer à son retour sur terre.

Le spectacle de fin de soirée nous amenait à Nashville, de la musique country au goût des Américains, mais pas nécessairement au nôtre.

mercredi 21 octobre 2026

Amber Cove, le 21 octobre

Ce matin Regal Princess est amarré à Amber Cove en République Dominicaine. D’un côté du navire un parc d’éoliennes, quelle idée, c’est laid des éoliennes, c’est bien mieux de belles grosses usines de charbon pour protéger l’environnement !!!

De l’autre un petit village artificiel pour touristes avides de souvenirs locaux (made in ???). Nous sommes à quelques pas d’un complexe hôtelier visité avec la famille de Françoise il y a plusieurs années.

Notre premier arrêt sera un café internet. Pendant que ma blonde retrouve son cher internet, je me souviens avec nostalgie d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaître. Celui où, pour envoyer des nouvelles à notre famille et nos amis, le gros problème était de trouver des timbres et d’espérer que nos cartes postales précèdent notre retour. LA BELLE ÉPOQUE.

Si on ne trouve pas beaucoup d’autres choses que des boutiques de souvenirs, un petit coin rappelle l’histoire de l’île Hispaniola. Qui savait que la République fut un temps sous le contrôle d’Haïti (1822‑1844) et connaît l’histoire des femmes héroïques du pays.


Plus connus sont les dinosaures du Parc Jurassique, mais cette légende est scientifiquement fausse, la terre n’ayant que 6000 ans.

Pour ce qui est des bijoux en ambre, les connaisseurs pourront différencier ceux de valeur et ceux made in China.

En après‑midi nous sommes invités à une présentation pour nous vendre un forfait applicable à de futures croisières. La quantité de consommations et de petites bouchées offertes laisse peut‑être voir pour qui c’est un « bon deal ».

On converse avec une Franco‑Américaine ne reconnaissant pas la valeur du plus meilleur président de l’histoire américaine.

En soirée, le spectacle FIERA est une comédie musicale style troubadours qui est un peu criante à mon goût.

mardi 20 octobre 2026

En mer, le 20 octobre

Une autre journée en mer, gym pour moi et marche et montée d’escaliers pour Françoise. On fera le tour des spectacles de chants avant la réception ‘’Captain Circle’’ pour nous remercier de notre loyauté avec Princess.

On réécoutera avec plaisir le duo argentin et un petit concert de jazz par une partie de l’orchestre du bateau

Le capitaine, avec son humour britannique, nous compte quelques-unes des plaintes de la clientèle reçues pendant les 60 ans de Princess

À Rome un client se plaint de la mauvaise condition des ruines. Un autre se plaint que la microonde dans sa cabine ne fonctionnait pas. C’était le coffre-fort.!

lundi 19 octobre 2026

En mer, le 19 octobre 2026

Françoise poursuit sa cure de désintoxication informatique, un des avantages de ne pas avoir de connexion Internet.

Pour ma part, malgré l’entraînement quotidien au gym, je constate que mon taux de glycémie monte. Rien de dramatique, mais la bouffe de croisière, même en faisant attention, n’est pas idéale pour les diabétiques.

On se demande comment, tout en laissant des tonnes de nourriture dans leurs assiettes, tant de gens — des Américains, peut‑être? — peuvent être si gros.

On perd une petite fortune en début d’après‑midi en ne profitant pas des offres exceptionnelles lors d’un encan d’œuvres d’art. Une statuette valant 26 000 USD est offerte à 18 000 USD et s’envole pour moins de 20 000. Faire fortune, c’est pour les riches!

C’est la soirée du capitaine ce soir. Le dress code formal n’est plus ce qu’il était : pas de tuxedos, beaucoup d’hommes sans cravate. Au moins, la majorité des femmes respectent encore un peu cette soirée spéciale.

Le spectacle du champagne coulant dans la montagne de verres n’a plus rien de nouveau, mais le spectacle BRAVO, mélangeant opéra et musique populaire, était magique. On termine avec un récital guitare, piano et chant où plusieurs classiques latinos sont interprétés.