La suite du rêve de 6 mois
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lundi 2 novembre 2026
Asunción, le 2 novembre
En mer, 29 et 30 octobre
Deux dernières journées de croisière. Les spectacles sont une répétition de ceux de la semaine passée. Nous avions adoré Born to Dance, mais la température glaciale du Princess Theater nous amène à ne pas y retourner. Nous annulons aussi le rendez-vous pris avec le vendeur de « deals » pour de futures croisières; quand c'est trop beau pour être vrai, nous nous méfions.
Donc, deux journées paisibles. Françoise prend une journée d'accès Internet, ce qui nous permet de nous mettre à jour sur ce qui se passe dans le 51e État. Parce qu'ici, les nouvelles, c'est Trump, Trump et encore Trump. Que ce soit avec CNN ou Fox News, même lorsqu'ils racontent deux versions contradictoires de la même histoire.
dimanche 1 novembre 2026
De Fort Lauderdale à Asunción, les 31 octobre et 1er novembre
mercredi 28 octobre 2026
Roatán, Honduras, le 28 octobre
Je soupçonne les compagnies de croisières d’avoir modifié leurs itinéraires pour débarquer les touristes dans des endroits artificiels où l’on ne retrouve que des magasins‑pièges à touristes et des plages.
Ainsi, elles peuvent vendre leurs excursions à fort prix.
C’est le cas ici à Roatán, notre dernière escale.
Un petit sentier dans la nature donne au moins une petite idée du vrai pays, mais le reste est artificiel, comme les autres escales.
mardi 27 octobre 2026
Belize, le 27 octobre
Aujourd’hui, on ajoute un nouveau pays à notre liste : le Belize (le 71e).
Anciennement connu sous le nom de Honduras Britannique, le Belize a acquis son indépendance en 1981, mais reste dans le royaume du roi Charles.
Le Regal Princess jette l’ancre au large de Belize City, et de grosses navettes viennent nous chercher pour atteindre la rive, un récif de corail empêchant les gros navires d’approcher du bord.
Le port est une succession de terminaux avec les sempiternelles mêmes boutiques, mais cette fois‑ci on part en excursion vers le site maya d’Altun Ha.
En chemin, on traverse la ville, qui n’est plus la capitale du pays : les dangers d’ouragans — comme celui qui détruisit presque tout le pays en 1961 — sont trop grands. La nouvelle capitale est Belmopan.
Territoire maya avant l’arrivée des Espagnols, la région ne fut pas vraiment occupée par ceux‑ci, et quand les Britanniques arrivèrent, ils en prirent le contrôle. La population est donc un mélange de Mayas (12 % de « pure laine »), de métis et de descendants des esclaves africains. On y parle anglais, la langue officielle du pays, mais aussi espagnol, un créole local et maya.
Ce qu’on voit du pays en passant est assez pauvre. Mais le quartier des ambassadeurs, des avocats et des politiciens est assez riche, tout comme les commerces du groupe des mennonites, qui ont choisi l’argent avant la tradition.
Dans la campagne, on peut rencontrer crocodiles et iguanes.
Le site des ruines mayas fut découvert accidentellement après l’ouragan de 1961 et se visite facilement. Le site fut en activité entre 200 av. J.-C. et environ 900 après. Il comprenait entre 8 000 et 10 000 personnes à son apogée, vers 500–600 av. J.-C.
La tête de jade qu’on y trouva est le trésor national du pays.
Comme beaucoup de civilisations sud‑américaines précolombiennes, les Mayas pratiquaient la déformation crânienne et les sacrifices humains.
Mon anglais imparfait rend moins pénible la description sanguinaire des offrandes aux dieux.
Avant d’atteindre le 13e niveau dans le ciel, les Mayas devaient auparavant visiter les 9 niveaux souterrains.
Étaient‑ils plus cruels que les humains du XXIe siècle ? Non, juste différents.
lundi 26 octobre 2026
Cozumel, le 26 octobre
PORTO MAYA, sur l’île de Cozumel, est un gros attrape‑touristes en mal de dépenser des dollars USD.
Une longue jetée à la sortie du bateau nous amène dans un interminable centre d’achats où les boutiques de luxe se succèdent : alcool, produits du tabac, montres, parfums, souvenirs et petits toutous à 20 $.
Suit une multitude de petits magasins de vêtements, de souvenirs et de bijoux de toutes sortes et de tous prix.
Des copies de statues des dieux mayas et des personnages déguisés en Pancho Villa donnent un aperçu d’un Mexique artificiel — pas le vrai — celui créé pour une consommation rapide par la horde de touristes descendant sans fin des navires de croisière. Aujourd’hui, il y en a trois à Porto Maya, et on en aperçoit deux autres un peu plus loin.
Pour se donner une idée des prix gonflés, un cappuccino est à 8,50 USD, et rares sont les bars qui en servent : ils préfèrent les amateurs de tequila.
Après deux heures dans ce piège, on revient au bateau sous une petite averse.
À 5 h, c’est le départ pour le Belize. On aperçoit une petite embarcation venir chercher le pilote mexicain ayant guidé le Regal Princess hors du port.
En fin d’après‑midi, on retourne écouter Anjo qui, en demande spéciale de Françoise, chante Quizás, Quizás, Quizás.
Cette nuit, en longeant la côte mexicaine, on poursuit notre route dans le golfe d’Amérique.
Tu mets les pieds dans le bassin, les poissons grignotent tes peaux mortes, tu relaxes… et eux, pendant ce temps, encaissent $$$. Dans certaines régions, c’est interdit pour raisons sanitaires.
dimanche 25 octobre 2026
En mer, le 25 octobre
Journée en mer, vers 8h00 ce matin nous étions au large de Cuba.
Séance de gym pour moi et repos pour Françoise, avec une migraine et le mal de mer. C’est ce qu’elle dit, mais moi je pense qu’il s’agit de symptômes de sevrage informatique.
Je commence à comprendre pourquoi les junkies ne peuvent se sortir de leur addiction. Voilà qu’après une semaine sans sa drogue, ou presque, on retrouve internet dans notre cabine sans l’avoir demandé. Plus de mal de tête, plus de nausée: une dose d’internet vaut autant qu’une ligne de coke.
Ce soir, on assiste à la présentation de la chanteuse et guitariste chilienne, vraiment bonne.






