jeudi 5 novembre 2026

Asuncion, le 5 novembre

Un scandale financier secoue le Paraguay. Les dirigeants de la banque Ueno auraient confondu l’argent des déposants avec le leur et tous leurs avoirs ont été gelés. 

Le président Peña, chum de ces comptables créatifs, n’a eu d’autre choix que de remettre sa démission. 

Encore une fois, vos reporters du Blog sont sur place, au milieu des manifestants et sous haute surveillance policière, pour couvrir l’événement. 













Une autre visite au musée de l’Économie, déjà visité l’an dernier.



Comme tout centre historique, il se dégrade rapidement et tout le support visuel, notamment la présentation en trois dimensions, ne fonctionne plus. C’est aussi le cas du centre touristique du Paraguay. Peut-on espérer qu’avec un nouveau président, l’ancien vice-président, les choses se replacent? Lui aussi vient du Parti Colorado, au pouvoir depuis sept décennies. 
Quand on est si bon pour combattre la corruption, pourquoi changer ?




https://www.abc.com.py/politica/2026/11/05/oposicion-exige-que-prosiga-el-juicio-politico-contra-pena-tras-rechazo-de-su-renuncia/

mercredi 4 novembre 2026

Asuncion, les 3 et 4 novembre

C’est jour d’élection aux États-Unis et, si ce qu’il y a dans la tête des Américains change autant que ce qu’il y avait sur ma tête et mon visage ce matin, notre ami Donald devra encore crier au vol. 


Avant - après
Mais pas moi. Le prix de 150 000 guaranis en vaut largement la peine, surtout avec la chaleur ressentie: 33 °C mardi et 37 °C mercredi. 

Trop chaud pour bouger. En soirée, on retourne au BOLSI et on tient une agréable conversation avec deux jeunes Norvégiens d’une trentaine d’années.

Déjà Noël 
De la terrasse de notre hôtel.



En marchant sur les trottoirs, il faut toujours faire attention. Des fois, c'est indiqué, comme ici !!!

lundi 2 novembre 2026

Asunción, le 2 novembre

Nous récupérons tranquillement de notre périple des deux derniers jours et la lluvia nous enferme à l'hôtel. Nous profitons d'une éclaircie pour devenir millionnaires : ici, 100 000 guaranis valent environ 24 dollars canadiens. Comme nous sommes maintenant riches, nous nous rendons au Bolsi, le restaurant phare de la ville. 


Une petite marche vers la cathédrale et la pluie nous rattrape. Ici, quand il pleut, il pleut des clous! Heureusement, cela ne dure pas longtemps, mais les rues sont quand même transformées en rios. C'est le genre de température qu'on annonce pour toute la semaine. 

Demain : 34 °C! Vive l'hiver! L'hôtel Guaraní n'est pas des plus luxueux, mais sa situation au cœur du centre historique le rend particulièrement attrayant.
Malheureusement de nombreuses tours de luxe restent en grande partie vides faute de locataires ou d’acheteurs en plus de l’arrêt de plusieurs projets.. 

En mer, 29 et 30 octobre

Deux dernières journées de croisière. Les spectacles sont une répétition de ceux de la semaine passée. Nous avions adoré Born to Dance, mais la température glaciale du Princess Theater nous amène à ne pas y retourner. Nous annulons aussi le rendez-vous pris avec le vendeur de « deals » pour de futures croisières; quand c'est trop beau pour être vrai, nous nous méfions.

Donc, deux journées paisibles. Françoise prend une journée d'accès Internet, ce qui nous permet de nous mettre à jour sur ce qui se passe dans le 51e État. Parce qu'ici, les nouvelles, c'est Trump, Trump et encore Trump. Que ce soit avec CNN ou Fox News, même lorsqu'ils racontent deux versions contradictoires de la même histoire.

dimanche 1 novembre 2026

De Fort Lauderdale à Asunción, les 31 octobre et 1er novembre

Dès 6 heures du matin, c'est le branle-bas de combat sur le Regal Princess. Les grosses valises ont été ramassées la veille et tous les groupes sont invités à sortir dès que leurs bagages sont rangés dans l'entrepôt de récupération. 

Nous sommes parmi les derniers groupes à sortir et, comme tout se déroule rondement, vers 8 h 30 nous quittons le navire. Le débarquement et l'embarquement des navires de croisière sont un chaos organisé au quart de tour. Neuf heures après son arrivée, le navire doit repartir avec de nouveaux passagers et avoir renouvelé son stock de victuailles. Grâce aux nombreux agents qui fournissent l'information requise, nous nous dirigeons rapidement vers l'autobus qui nous amène à l'aéroport de Miami. 
Nous réussissons à devancer un peu notre vol vers Panama City et, après une attente quand même longue, nous nous envolons pour un trajet de 2 h 30 en passant au-dessus de Cuba et de la Jamaïque. L'immense aéroport de Tocumen nous oblige à une longue marche de près de deux kilomètres avant de passer l'immigration et de récupérer nos valises. Épuisés, c'est avec joie que nous rejoignons la navette qui nous amène à un hôtel situé à cinq minutes de l'aéroport. Beau gros dodo. 

Le dimanche matin, départ à midi pour l'aéroport. Chat échaudé craint l'eau froide et Françoise demande une silla de ruedas pour son vieux chum, car le même trajet est à refaire dans l'autre sens. Une armée d'employés de Copa fait sans cesse l'aller-retour entre les terminaux avec ceux qui trouvent le parcours trop pénible. C'est un design d'aéroport plutôt illogique, mais la corruption a des raisons que l'on ne peut connaître. Après tout, Panama City est le hub de Copa, la compagnie nationale... ? 

Un autre long vol nous attend pendant six heures et, cette fois-ci, nous sommes deux « non-jeunes » à nous laisser transporter en silla de ruedas dans le petit terminal d'Asunción. Nous sommes maintenant à Luque, où se situe l'aéroport. Un chauffeur envoyé par l'hôtel Guaraní nous attend et il est près de deux heures du matin quand, après nous être plus ou moins installés, nous nous couchons enfin

mercredi 28 octobre 2026

Roatán, Honduras, le 28 octobre

Je soupçonne les compagnies de croisières d’avoir modifié leurs itinéraires pour débarquer les touristes dans des endroits artificiels où l’on ne retrouve que des magasins‑pièges à touristes et des plages.

Ainsi, elles peuvent vendre leurs excursions à fort prix.

C’est le cas ici à Roatán, notre dernière escale.

Un petit sentier dans la nature donne au moins une petite idée du vrai pays, mais le reste est artificiel, comme les autres escales.







mardi 27 octobre 2026

Belize, le 27 octobre

Aujourd’hui, on ajoute un nouveau pays à notre liste : le Belize (le 71e).

Anciennement connu sous le nom de Honduras Britannique, le Belize a acquis son indépendance en 1981, mais reste dans le royaume du roi Charles.

Le Regal Princess jette l’ancre au large de Belize City, et de grosses navettes viennent nous chercher pour atteindre la rive, un récif de corail empêchant les gros navires d’approcher du bord.

Le port est une succession de terminaux avec les sempiternelles mêmes boutiques, mais cette fois‑ci on part en excursion vers le site maya d’Altun Ha.

En chemin, on traverse la ville, qui n’est plus la capitale du pays : les dangers d’ouragans — comme celui qui détruisit presque tout le pays en 1961 — sont trop grands. La nouvelle capitale est Belmopan.

Territoire maya avant l’arrivée des Espagnols, la région ne fut pas vraiment occupée par ceux‑ci, et quand les Britanniques arrivèrent, ils en prirent le contrôle. La population est donc un mélange de Mayas (12 % de « pure laine »), de métis et de descendants des esclaves africains. On y parle anglais, la langue officielle du pays, mais aussi espagnol, un créole local et maya.

Ce qu’on voit du pays en passant est assez pauvre. Mais le quartier des ambassadeurs, des avocats et des politiciens est assez riche, tout comme les commerces du groupe des mennonites, qui ont choisi l’argent avant la tradition.

Dans la campagne, on peut rencontrer crocodiles et iguanes.


Le site des ruines mayas fut découvert accidentellement après l’ouragan de 1961 et se visite facilement. Le site fut en activité entre 200 av. J.-C. et environ 900 après. Il comprenait entre 8 000 et 10 000 personnes à son apogée, vers 500–600 av. J.-C.



La tête de jade qu’on y trouva est le trésor national du pays.

Comme beaucoup de civilisations sud‑américaines précolombiennes, les Mayas pratiquaient la déformation crânienne et les sacrifices humains.

Mon anglais imparfait rend moins pénible la description sanguinaire des offrandes aux dieux.

Avant d’atteindre le 13e niveau dans le ciel, les Mayas devaient auparavant visiter les 9 niveaux souterrains.

Étaient‑ils plus cruels que les humains du XXIe siècle ? Non, juste différents.

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