mercredi 28 octobre 2026

Roatán, Honduras, le 28 octobre

Je soupçonne les compagnies de croisières d’avoir modifié leurs itinéraires pour débarquer les touristes dans des endroits artificiels où l’on ne retrouve que des magasins‑pièges à touristes et des plages.

Ainsi, elles peuvent vendre leurs excursions à fort prix.

C’est le cas ici à Roatán, notre dernière escale.

Un petit sentier dans la nature donne au moins une petite idée du vrai pays, mais le reste est artificiel, comme les autres escales.







mardi 27 octobre 2026

Belize, le 27 octobre

Aujourd’hui, on ajoute un nouveau pays à notre liste : le Belize (le 71e).

Anciennement connu sous le nom de Honduras Britannique, le Belize a acquis son indépendance en 1981, mais reste dans le royaume du roi Charles.

Le Regal Princess jette l’ancre au large de Belize City, et de grosses navettes viennent nous chercher pour atteindre la rive, un récif de corail empêchant les gros navires d’approcher du bord.

Le port est une succession de terminaux avec les sempiternelles mêmes boutiques, mais cette fois‑ci on part en excursion vers le site maya d’Altun Ha.

En chemin, on traverse la ville, qui n’est plus la capitale du pays : les dangers d’ouragans — comme celui qui détruisit presque tout le pays en 1961 — sont trop grands. La nouvelle capitale est Belmopan.

Territoire maya avant l’arrivée des Espagnols, la région ne fut pas vraiment occupée par ceux‑ci, et quand les Britanniques arrivèrent, ils en prirent le contrôle. La population est donc un mélange de Mayas (12 % de « pure laine »), de métis et de descendants des esclaves africains. On y parle anglais, la langue officielle du pays, mais aussi espagnol, un créole local et maya.

Ce qu’on voit du pays en passant est assez pauvre. Mais le quartier des ambassadeurs, des avocats et des politiciens est assez riche, tout comme les commerces du groupe des mennonites, qui ont choisi l’argent avant la tradition.

Dans la campagne, on peut rencontrer crocodiles et iguanes.


Le site des ruines mayas fut découvert accidentellement après l’ouragan de 1961 et se visite facilement. Le site fut en activité entre 200 av. J.-C. et environ 900 après. Il comprenait entre 8 000 et 10 000 personnes à son apogée, vers 500–600 av. J.-C.



La tête de jade qu’on y trouva est le trésor national du pays.

Comme beaucoup de civilisations sud‑américaines précolombiennes, les Mayas pratiquaient la déformation crânienne et les sacrifices humains.

Mon anglais imparfait rend moins pénible la description sanguinaire des offrandes aux dieux.

Avant d’atteindre le 13e niveau dans le ciel, les Mayas devaient auparavant visiter les 9 niveaux souterrains.

Étaient‑ils plus cruels que les humains du XXIe siècle ? Non, juste différents.

Photos

lundi 26 octobre 2026

Cozumel, le 26 octobre

PORTO MAYA, sur l’île de Cozumel, est un gros attrape‑touristes en mal de dépenser des dollars USD.

Une longue jetée à la sortie du bateau nous amène dans un interminable centre d’achats où les boutiques de luxe se succèdent : alcool, produits du tabac, montres, parfums, souvenirs et petits toutous à 20 $.

Suit une multitude de petits magasins de vêtements, de souvenirs et de bijoux de toutes sortes et de tous prix.

Des copies de statues des dieux mayas et des personnages déguisés en Pancho Villa donnent un aperçu d’un Mexique artificiel — pas le vrai — celui créé pour une consommation rapide par la horde de touristes descendant sans fin des navires de croisière. Aujourd’hui, il y en a trois à Porto Maya, et on en aperçoit deux autres un peu plus loin.




Pour se donner une idée des prix gonflés, un cappuccino est à 8,50 USD, et rares sont les bars qui en servent : ils préfèrent les amateurs de tequila.

Après deux heures dans ce piège, on revient au bateau sous une petite averse.

À 5 h, c’est le départ pour le Belize. On aperçoit une petite embarcation venir chercher le pilote mexicain ayant guidé le Regal Princess hors du port.

En fin d’après‑midi, on retourne écouter Anjo qui, en demande spéciale de Françoise, chante Quizás, Quizás, Quizás.

Cette nuit, en longeant la côte mexicaine, on poursuit notre route dans le golfe d’Amérique.



La meilleure façon de faire des $$$ : des employés habillés en blanc t’explique que leurs poissons peuvent tout guérir — sauf ta naïveté.

Tu mets les pieds dans le bassin, les poissons grignotent tes peaux mortes, tu relaxes… et eux, pendant ce temps, encaissent $$$. Dans certaines régions, c’est interdit pour raisons sanitaires.

Photos

dimanche 25 octobre 2026

En mer, le 25 octobre

Journée en mer, vers 8h00 ce matin nous étions au large de Cuba.

Séance de gym pour moi et repos pour Françoise, avec une migraine et le mal de mer. C’est ce qu’elle dit, mais moi je pense qu’il s’agit de symptômes de sevrage informatique.

Je commence à comprendre pourquoi les junkies ne peuvent se sortir de leur addiction. Voilà qu’après une semaine sans sa drogue, ou presque, on retrouve internet dans notre cabine sans l’avoir demandé. Plus de mal de tête, plus de nausée: une dose d’internet vaut autant qu’une ligne de coke.

Ce soir, on assiste à la présentation de la chanteuse et guitariste chilienne, vraiment bonne.

samedi 24 octobre 2026

Fort Lauderdale, le 24 octobre

Tôt le matin, Regal Princess est arrivé au quai 21 à Fort Everglades. Escale obligée pour débarquer et embarquer ceux qui ne font qu’une semaine.

Comme il faut débarquer, nous avons trois choix : une excursion à MAR‑A‑LAGO, une petite promenade au port, ou ne faire qu’un aller‑retour pour passer l’immigration américaine. On choisit de débarquer tôt pour profiter de l’internet du port. Mauvaise idée : on sort vers 8h00 et il n’y a qu’un faible signal offert et aucun lieu pour s’installer.

Interdit de revenir avant que les procédures d’embarquement pour les nouveaux passagers ne commencent à 9h30. Une marche dans le port ne mène nulle part et autre choix que de prendre notre mal en patience.

Même une fois passée la sécurité vers 9h30, il faudra attendre encore plus d’une heure avant que les Coast Guards américains ne nous laissent revenir à bord. Donc avant midi perdu. En après‑midi, on s’installe à l’extrémité arrière du navire pour regarder le départ à 15h00. On en profite pour se raconter des histoires de pompiers avec un couple de Québécois.








vendredi 23 octobre 2026

En mer, le 23 octobre

Journée en mer qui s’annonce houleuse. Françoise prend un Gravol qui l’endort pour une bonne partie de la journée.

On commence avec une présentation sur les formalités douanières demain au port de Fort Everglades. Même si on ne prévoit pas débarquer, Oncle Sam veut s’assurer qu’aucun méchant ne profite de l’occasion pour aller voter illégalement pour les démocrates.

Comme ma blonde dort, je vais seul au show culinaire du chef et du responsable du service. Devant nous ils font une recette de linguini au pesto, de crevettes et d’un gâteau Forêt‑Noire.

La tâche d’un chef se résume en trois étapes : répondre à des courriels, assister à des réunions et goûter une centaine de plats par jour. Ensemble, l’équipe en cuisine et au service compte plus de 600 personnes, environ la moitié de l’équipage du navire.

En sortant de notre cabine pour rejoindre notre restaurant ou le centre du navire où se tiennent la majorité des évènements, il faut passer à travers le casino. On pourrait y arrêter régulièrement et peut‑être se rembourser pour toutes nos dépenses de voyage ou, selon notre chance, perdre notre condo ou flamber l’héritage de nos enfants. Autre choix : passer à travers sans s’y arrêter. Ce sera le nôtre.




Les journées en mer se suivent et se ressemblent : petits spectacles musicaux, show au théâtre. Ce soir c’est BORN TO DANCE. Une performance éblouissante par les danseurs de Princess. Danser ainsi, c’est autant une performance athlétique qu’artistique.

jeudi 22 octobre 2026

Turks & Caicos, le 22 octobre

Une autre brève escale. Cette fois c’est à Turks & Caicos, une autre possession de la couronne britannique.

Si hier sur le quai nous avons croisé des dizaines de passagers arrivés avec de grosses valises, probablement des gens ayant manqué l’embarquement à Fort Lauderdale et qui auront été redirigés ici pour ENFIN commencer leur croisière, aujourd’hui ce que l’on remarque c’est un immense navire, le Star Princess, accosté à côté de nous. En comparaison, notre petit navire ne fait pas le poids.

Ce qu’on peut voir, sans prendre d’excursions ou de taxi pour la ville, est presque une copie conforme de la veille : un ramassis de boutiques de souvenirs, des restaurants, d’immenses plages et une piscine. L’histoire de l’île, c’est celle de l’exploitation du sel. Une des caractéristiques de l’île, ce sont les ânes qui sont partout, descendants de ceux qui portaient les poches de sel des mines vers les bateaux, mais depuis 1900 environ, ils sont libres mais sans travail. Mais on n’en a pas vu.

C’est près d’ici que la capsule du premier astronaute américain, John Glenn, a plongé dans la mer à son retour sur terre.

Le spectacle de fin de soirée nous amenait à Nashville, de la musique country au goût des Américains, mais pas nécessairement au nôtre.