mercredi 24 juin 2020

Longueuil, le 29 mars 2020 - Évolution d’une pensée

Le 11 janvier, au départ de notre voyage au Mexique ma seule inquiétude est de revivre une crise d’asthme qui avait gâché notre voyage l’année précédente.

Après une semaine, tout va bien et on commence à vivre notre voyage avec un concert de Los Panchos à Mazatlán. On écoute quand même les nouvelles et on pense aux Chinois aux prises avec un virus, à nos amis en Martinique qui ont la dengue et aux Québécois dans le froid et la neige. On fait une grande marche sur la plage de Cerritos, on va au théâtre, on joue au bridge et la seule préoccupation de santé est celle de cette chère Bernadette, vieille dame de 98 ans, pilier du club de bridge et architecte de l’hôtel.

Le mois de février passe doucement, on suit la croisière qui ne s’amuse plus dans un port du Japon, mais c’est très loin. La ville de Mazatlán se prépare pour le carnaval et on se sauve vers Durango. Ici le grand danger, ce sont les alacrans, des petits scorpions qui infestaient les lieux, au temps béni des colonies.

Début mars nous voici à Aguascalientes, On fait une excursion à Nombre de Dios, avec une petite prière pour les passagers du Diamond Princess pour qui le fun n’est vraiment plus à bord. Le 9 mars au Mexique, c’est la grève des femmes. C’est le grand problème de santé ici, la violence faite aux femmes.

11 mars: Nous sommes à Léon, on écoute trop les nouvelles, on ne voudrait pas être en vacances en Europe, encore moins en croisière. Mais ici au Mexique, à part quelques avis dans les terminus d’autobus et des recommandations sur le lavage des mains dans les restaurants, la vie est normale, NO PROBLEMA.

13 mars : On y pensait chacun de notre côté, mais on prend la décision, on essaie de retourner à la maison, en attendant, vu qu’il y a pénurie de masques dans les pharmacies, on achète des souliers.

15 mars: Retour rocambolesque, quatre aéroports, trois avions. Au moins on est rassuré en passant à Newark. TREMENDIOUS CONTROL, c’est Donald Duck qui le dit. Si jamais on a attrapé la Covid-19, c’est en revenant.

On pestait un peu sur les petits problèmes du retour.

19 mars: Quatrième journée de quarantaine, tout va bien. En Europe et aux USA, c’est catastrophique. Nous sommes en guerre. Combien de temps survivrons-nous dans le plus meilleur pays du monde? Devrons-nous nous réfugier en Chine, mais comment?

29 mars: 13h00 PM. TERRE. Depuis hier, on voyait des oiseaux dans le ciel et enfin  on voit  la terre, enfin notre confinement de 14 jours tire à sa fin. Mais la guerre n’est pas gagné, on débarque dans un monde fou, dans un univers où la main de l’homme n’as jamais mis le pied. Pourtant il y a 100 ans, c’était pire, la grippe texane, dite espagnole, décimait le monde. Continuez le combat chante la go-gauche. Pas le choix, notre voyage prend fin ici. À quand le prochain?

dimanche 15 mars 2020

Leon - Houston Newark - Montréal??? le 15 mars


On devait revenir le 30 mars mais on change nos plans et on décide de revenir le 15 - pas de problème..  mais incapable de rejoindre Expédia donc je rejoins Flight nework et après des heures d'attente, ils m'envoient la confirmation et tout est ok mais lorsque l'on reçoit les billets de United le nom de Richard est devenu Thibodeau Thibodeau, je téléphone 300 fois et ma fille France a fait de même, incapable de les rejoindre (le répondeur dit problème technique) donc on se rend très tôt ce matin pour faire  changer les cartes d'embarquement, un Mexicain très gentil nous arrange tout ça et pour les 2 cartes d'embarquement.

Lorsque l'on met les pieds à Houston on nous dit que sur leur ordi ils ont Thibodeau Thibodeau, un employé très gentil de AC nous arrange ça mais son boss ne veut pas, il nous dit d'aller voir United, j'essais de lui parler niet niet - on va manquer notre vol. il dit pas de problème United va vous mettre sur d'autre vol...  Une gentille dame afro américaine de United réussi à régler notre problème et ns redirige via Newark. 

Donc nous voici à Newark en attente de notre vol pour Montréal...  mais ici pas de problème TREMENDOUS CONTOL!!!

samedi 14 mars 2020

Leon, les 13 et 14 mars


Vendredi en soirée la ville avait changé de rythme, une grande rue fermée et beaucoup de monde se dirigeant on ne sait où. Soudain on comprend : Vroum-Vroum, c’est le rallye qui passe au coin. Pour finir, un vrai déluge, trois gouttes de pluies

Des magasins partout: avenues, rues ruelles, passages

 

Le théâtre Manuel Doblado est un des beaux bâtiments de la ville, mais sa façade est en rénovation.

On peut quand même y pénétrer et on y découvre un musée intéressant. Dans la première salle on comprend pourquoi il n’y a pas de coronavirus dans l’état de Guanajuato. Ils ont réussi à intercepter le virus et figer son ADN dans de grosses pièces de plastiques.


À l’étage une exposition et un film sur le peintre Lucian Freud. Petit-fils de Sigmund, ces tableaux peuvent valoir 30 000 000$. Chacun ses goûts, mais pour ses femmes il était un grand macho hyper contrôlant. On ne peut juger l’homme à l’œuvre ni le contraire.


Comme il ne reste plus de masques dans les pharmacies, on court les indulgences dans les vielles églises. Apparemment c’est aussi bon que le curcuma ou l’homéopathie.

vendredi 13 mars 2020

Leon, le 12 mars

Ici à Léon en ce 12 mars, on parle des vraies affaires. On parle de zapatos. Je me souviens que dans ma jeunesse on allait sur la rue Saint-Hubert pour acheter des souliers pour toute la famille. Il devait bien en avoir une dizaine même si on allait toujours au même.


Ici dans la zona Piel, il doit y en avoir au moins mille. Trois boutiques de souliers, un magasin de bottes, quatre de souliers, un de ceintures, cinq de souliers, un de sacoches, ici et là pour faire diversion, on vend des selles d’équitation ou des vestes de cowboy en cuir. Tout un quartier, comment ils font pour vivre?


Ceux qui pensent à autre chose pensent au Campeonato Mundial de Rallies 2020 de Léon Guanajuato. Les vraies affaires.

On aime bien ce resto le Rufina avec toutes sortes de décorations

mercredi 11 mars 2020

Leon, 10 et 11 mars


Léon est une grande ville industrielle de deux millions d’habitants. Les grands industriels de la planète y sont présents, en se promenant on rencontre même un resto japonais. Face à cette mégapole, le centre historique est minuscule mais reste agréable avec sa zone piétonnière.


Comme nous sommes au Mexique, bien sur il a des églises et une magnifique cathédrale.


Premier arrêt dans l’ancienne prison, converti en musée, consacré à l’identité locale et aux services pénitenciers ici et ailleurs, intéressant.

De petits musées municipaux présentent des photos et des peintures, certaines sont originales.

Un immense temple de 1910, le Templo Expiatorio laisse songeur, pourquoi un tel gigantesque. Environ 1900 personnes sont entassées pour l’éternité dans sa crypte.


On poursuit notre voyage sans problèmes, heureux de ne pas être en croisière ou en Europe.

1 lion par cent ans
Photos 10 mars            Photos 11 mars            Templo Expiatorio

lundi 9 mars 2020

Aguascalientes, le 9 mars

Pouvez vous imaginer pire que le coronavirus, pire qu’une chute drastique des marchés, pire que 19 défaites de suite des Glorieux, pire qu’une guerre, pire qu’un tremblement de terre suivi d’un tsunami, pire que Trump, même pire que Trudeau, la vraie cata. La terre cesse de tourner, non. Les femmes sont en grève, une journée sans femmes.


Alors, comme tout est fermé, on parcourt à pied, de long en large, cette carte touristique d’Aguascalientes. En passant près du palais de justice, on voit un couple endimanché, avec l’air
d’un cochon se dirigeant chez Olymel. On peut les comprendre, si ça continue ainsi, une fois par 
année il devra faire lui-même faire son déjeuner et elle sera servante les 364 autres jours.

Le palais gouvernemental est ouvert, mais presque inanimé. ELLES ne sont pas là. On peut quand même admirer l’immeuble et les magnifiques fresques.


Photos

dimanche 8 mars 2020

Aguascalientes, le 8 mars


Au début de la journée notre boussole est folle, on confond la mano derecha et la mano isquerda sur ce qu’ils appellent une carte. Mais avec le temps et de l’aide on atteint l’église du Seigneur del Encino qui date de 1773, c’est un des plus vieux quartiers de la ville. C’est dimanche et les églises sont pleines avec les marchands du temple qui attendent à la sortie. Juste à côté le musée Jose Guadalupe Posada, un artiste du Mexique qui a créé la Catrina en 1912.


On poursuit sur le même thème avec le museo national de la Muerte. Depuis l’époque préhispanique la mort est au centre de la culture mexicaine, en passant par sa place dans la toute puissante église, par la fin de vie tragique des héros nationaux jusqu’à la dernière salle dédié aux millions de victimes du Covid-19. Bon un peu de futurologie ici, mais bien dans l’esprit du musée.


Comme bien d’autres aux quatre coins de la ville, le temple de San Antonio laisse songeur sur la provenance des dineros requis pour sa construction et son entretien. Tout près le museo de Aguascalientes présente ses peintures et sculptures intéressantes.
De notre balcon la manifestation des femmes qui commence - plus de 1000 femmes sont tuées par année et beaucoup subissent de la violence et abus - demain on demande à toutes les femmes du Mexique de ne pas aller au travail.