samedi 29 février 2020

Durango, le 29 février


C’est en téléphérique que l’on accède au Mirador de Nuestra Segnora de Los Remedios. On se promène 75 mètres dans les airs pendant une dizaine de minutes en admirant la ville sous nous.

Le monument au drapeau
L’endroit était sacré avant même la venue des Espagnols et on pense que le temple daterait de 1640 et serait le plus vieux des environs.


C’est la vue sur 80% de la ville qui justifie l’ascension pour ceux qui auraient peur du téléphérique.

Le théâtre Ricardo Castro date de l’époque de Porfirio Diaz et fut complètement rénové en mai 1990 pour la visite du
pape Jean Paul II.


Ce soir on y présentait un spectacle hommage au prince de la chanson mexicaine, José José décédé en 2019. En avant spectacle, trois chanteurs à voix et un orchestre de 10 musiciens. Ensuite, c’est son fils qui anime la scène avec quelques musiciens et un orchestre-chorale de jeunes.


La foule duranguensienne semblait connaitre la majorité des pièces et appréciât le spectacle. La culture américaine formant un mur étanche entre le Mexique et le Québec, il n’a que quelques chansons de Sinatra que l’on reconnaissait.

À la fin des discours de politiciens furent la partie la moins populaire. Belle soirée qui se termine tard vers 11heures.


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vendredi 28 février 2020

Durango, le 28 février


Le Museo interactivo de la ciudad est située dans le Palacio Escargaza, un magnifique palais de style parisien construit en 1898. D’immenses murales et de grands tableaux décorent le musée. On y retrace l’histoire de la ville en mettant l’accent sur l’histoire cinématographique de la ville ainsi que sur les alacrans.


Ces minuscules scorpions, très vénéneux, sont à la fois la hantise et la fierté des habitants de Durango depuis des siècles. Un terrarium nous en fait voir des dizaines de vivants.
Si la gastronomie vous intéresse, vous pouvez déguster des tacos d’alacrans en ville . Avec ça on recommande de prendre une bière Corona, le venin de l’un est annihilé par le virus de l’autre.
De l’étage, belle vue sur les environs désertiques.

avec une star du cinéma
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jeudi 27 février 2020

Durango, le 27 février

Catherine sait ce que je mange

C‘est l’hiver et nos journées ne commencent pas avant le début de l’après-midi. Au moins, sous terre il ne neige pas, alors on descend 8-9 mètres dans le Paseo Tunel de Mineria. On descend à la plaza de Armas et on rejoint la plaza Jun Pablo II en face de l’archevêché. Long de 280 mètres, on circule dans un tunnel de plastique où je revois mes collections de roches.

On fait des prières avant d'entrer dans la mine


Différents accessoires de l’exploitation minière ornent le paysage avec des explications dans un anglais plus difficiles à comprendre que l’espagnol du guide.

Comme on a décidé de passer une autre semaine ici, on se rend au marché Soriana pour une bonne épicerie. Chargé de paquets on se paye un taxi pour revenir. 20 pesos, une vraie fortune.

Quand j’ai invité Françoise a danser il y a 32 ans, je n’aurais pas pensé que ça nous mènerait souper dans le bario del calvario à Durango. Parfois les grands gestes ont peu d’effets et les petits bouleversent une vie.

mercredi 26 février 2020

Durango, le 26 février

Le musée Galeria Episcopal de la Catedral est en annexe de la cathédrale, d’ailleurs on y accède au jubé où se retrouve les grands orgues. C’est un véritable trésor de l’art sacré avec environ 500 pièces des XVII et XVIII. On y retrouve évidemment les classiques tableaux d’œuvres saintes, les portraits des archevêques de Durango au cours des siècles, des articles de culte et du mobilier d’époque. Les archevêques devaient faire partie de la très haute bourgeoisie.


Deux éléments nous ont particulièrement impressionnés. Une série de tableaux macabres représentant le martyr des 13 apôtres, mais surtout une collection de 68 immenses livres de musique du XVI qui sont inspectés annuellement.


On nous donne un accès privé à la sacristie où un guide nous rejoint pour nous expliquer l’ensemble. Le point majeur est un tableau de Saint George dans sa jeunesse combattant de petits scorpions, qui étaient une grave menace pour les habitants. Il est d’ailleurs le patron de la ville.

Le seul tableau de St-Georges lorsqu'il était jeune

On mange bien à Durango, que ce soit pour une collation dans un petit café italien ou un dessert dans une antique maison, à deux pas de l’endroit exact où fut fondé Durango en 1563.


Le Palacio del Conde Valle de Suchil abrite la banque Banamex et un musée où sont exposés une série de photographies des églises et couvents du Mexique par l’artiste architecte Beverly Spear. Françoise aurait aimé prendre ses photos.

C'est la banque!
Las Alamedas est un grand parc urbain linéaire sur ce qui fut jadis un large canal. Arbres, fontaines, monuments en font un endroit calme et reposant où los duranguenses se retrouvent.



À voir les foules sur le parvis des églises en ce Miercoles de Siniza on voit bien la force de l’opium religieux sur le peuple. J’ignore si le spectre de Quasimodo hante toujours les clochers de Notre-Dame après l’incendie, mais ici à Durango, on peut toujours voir sœur Béatrice les soirs de pleines lunes sur le toit de la cathédrale.


Quand en 1860 la Loi de la Réforme ferma les couvents, sœur Béatrice dut retourner chez ses parents qui rendirent l’âme peu après. Arriva un beau et jeune soldat blessé demandant asile. Apeurée, mais bonne chrétienne elle lui ouvrit la porte. Quand en plus il se mit à chanter le refrain de Loco Locas, Débarrassez-nous des Libéraux, elle lui ouvrit aussi son cœur. Son amant parti pour défendre la bonne cause, elle montait, au clocher pour le voir revenir. Malheureusement quelques jours avant de donner naissance, elle trébucha et on retrouva son corps inanimé. Depuis elle attend toujours en surveillant du toit. Nous aussi on attend la victoire de son chum.


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mardi 25 février 2020

Durango, le 25 février

En face de la Plaza IV Centenario se de dresse un immense bâtiment baroque de la fin du XVIII. Son propriétaire Don Juan Jose de Zambrano était représentant royal, maire de Durango, mais surtout très riche propriétaire de mines Les vaques sur le haut de sa façade évoquent la mer.


Le Palacio Zambrano fut cédé à la ville en 1816 et abrite le musée Francisco Villa. Cet icône de la révolution mexicaine qui chassa le dictateur Porfirio Diaz en 1910 était en fait un bandit et chef de gang qui fut amené à appuyer Francisco E Madero dans sa prise du pouvoir et la guerre civile qui suit. Pourtant, Diaz avait amené prospérité au Mexique, le peso valait plus que le dollar vert et on lui doit beaucoup de beaux bâtiments comme le théâtre Ricardo Castro de Durango.

Mais la belle vie ne touchait que 20 % des Mexicains, dans les campagnes le peuple vivait en quasi esclavage, payé en coupons d’échange et accumulait des dettes de générations en générations.

Le dictateur aimait tout ce qui était d'Europe, il se mettait continuellement du ''makeup'' pour paraitre plus blanc! et il allait souvent à Paris, où il est mort et enterré.


La légende de Pancho Villa en fit un Robin des Bois mexicain, mais c’était un rude bandit qui attirait amis et femmes, il en eu 14, souvent à la pointe de fusil. Il périt comme il vécut, criblé de balles et sa dépouille éventuellement décapité. Malheureusement il n’est qu’une petite partie de la triste et violente histoire mexicaine.


Victoriano Huerta, président du Mexique de 1913-1914. On lui donnait le nom de ''cucaracha'' , le cafard - les paroles de cette chanson sont lourdes de sens, ''le cafard ne peut plus marcher'' car il était toujours drogué ou en boisson.
La cucaracha, la cucaracha
Ya no puede caminar
Por que no tiene
Porque le faltan
Las dos patitas de atrás
Una vez la cucaracha
Se metió en un hormiguero
Y las picaras hormigas
Las patitas le comieron
Pobrecita cucharacha
Anda renga y afligida
Caminando a paso lento
Escondiendose de dia
La cucaracha, la cucaracha
Ya no puede caminar
Por que no tiene
Porque le faltan
Las dos patitas de atras
La señora cucaracha
Se ha comprado una bombacha
Toda llena de botones
Y adornada con
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