lundi 26 décembre 2022

Buenos Aires, le 26 décembre

Dernier jour de notre séjour en Argentine. Petite marche autour du superbe parc San Martin et dernier p’tit café au El Sucorro, ou nous avons pris nos habitudes. Il est grandement temps de quitter un quartier où les bonnes mœurs ne furent pas toujours respectées.

À un demi-quadra de notre logement, la basilique Nuestra Senora del Socorro fut le site d’un des grands scandales du XIX. Le père jésuite Gutierrez , curé de l’église aurait séduit Camila O’Gorman. Pour préserver l’ordre moral au pays, le gouverneur Rosas n’eu autre choix que de les faire fusillés, même si elle était enceinte de 8 mois. Dans toutes les complexes raisons de l’expulsion des Jésuites d’Amérique du Sud, ce scandale en fait partie.

On laisse ce beau pays avec ses rêves et ses problèmes. L’inflation ici n’est pas qu’un concept économique. En 35 jours nous avons vu le prix d’une bouteille de vin Elementos passé de 660 à 770 pesos. Quand nous reviendront voir notre Chinois dans son dépanneur, à quel prix sera-t-il?

Au café Socorro le prix de deux capuccinos vient de passer de 800 à 900 pesos. À ce rythme dans moins de 5 ans le peso argentin sera au pair avec le guarani. Je garderai donc mon 5000 guarani, en revenant dans le temps, il vaudra $5000 USD.

En quelques jours nous avons vu le dieu Maradona supplanté par le dieu Messi et une grande fête virée en émeute.

Mais qu’importe, SOMOS CAMPEONES DEL MUNDO. et nous avons de superbes bons anis Ignacio et Grizelda.

À la proxima vez.

samedi 24 décembre 2022

Ranelagh, Nochebuena

En débarquant du train on longue un beau parc pour se rendre chez nos amis. C’est Obama qui le premier vient nous voir.

On salue toute la famille, Ignacio, Griselda, Griselda fille, le petit Pedro et Belen avant de se diriger vers l’église Itati pour la messe de minuit, à 7 heures.

L’évêque vient nous saluer sur le parvis avant d’aller se préparer pour la cérémonie. Modeste église dans un quartier , mais qui rejoint nos amis pour la sincérité de ces fidèles. Cet évêque était auparavant dans une paroisse plus huppée, mais en se plaçant au-devant d’une manifestation pour éviter les tirs policiers, il déplut à la présidence Cristina. Maintenant dans cette petite église il vient en aide aux nombreux immigrants dans le besoin en Argentine.

Même en espagnol, une messe est facile à suivre, certains chants rejoignent nos souvenirs de jeunesse.

Ensuite, c’est un somptueux réveillon de Noel. Pourrait-il en être autrement connaissant le sens artistique de Griselda et de ses belles files, à la table de l’ami intime du sultan-roi de Malaisie. Belle histoire ancienne ou Ignacio dut choisir entre une vie de jet-set au service d’un prince joueur de polo et une vie normale de famille.

Puis c’est l’attente de Papa Noel qui doit être pris dans la tempête faisant rage en Amérique du Nord.? A donde es Papa Noel ?

Mais, tout juste après le coup de minuit on entend les chiens jappent. Tous sauf moi sortent pour voir si c’est enfin lui. Pauvre petit Pedro, je suis le seul à l’avoir vu passer en vitesse dans le foyer de la cheminée.

Mais le petit Pedro se console vite avec la distribution des cadeaux, Cinq ans c’est l’âge parfait pour croire en Papa Noel.

À deux heures du matin on salue une dernière fois, pour ce voyage, nos amis qui sont venus nous reconduire à Buenos Aires.


Photos

Joyeux Noel

vendredi 23 décembre 2022

Buenos Aires, le 23 décembre


On se promène dans Recoleta et on visite de la 2è plus belle bibliothèque au monde El Ateneo

jeudi 22 décembre 2022

Buenos Aires, Palermo, le 22 décembre

Quartier huppé de Buenos Aires Palermo est un quartier vert, plein de beaux parcs. En sortant du subte Plaza Italia on entre au hasard dans un Eco Parque. Comme dans d’autres endroits de la ville, plusieurs des résidents vivent sans toit. Mais ils semblent heureux même s’il est interdit de les nourrir. Certains privilégiés ont leur résidence particulière, et même un hôpital privé. La majorité se promène sans peur parmi les bipèdes venus les voir sans en faire de cas.

On termine chez Évita pour un petit repas. Dire que la Scbaloneta n’a même pas voulu visiter la Casa Rosada pour célébrer leur gloire éternelle .Messi rejoindra-t-il Maradona parmi les grandes figures péronistes? Ici la vie reprend son cours avec la valeur du peso qui dégringole.


Photos

mercredi 21 décembre 2022

Buenos Aires, les 18, 19, 20 et 21 décembre

Dès 11h heure ce dimanche une heure avant la partie, on commence à entendre les cris enthousiasmes venant de la rue et de notre bloc.

Trois jours fous, trois jours ou seule la passion du futbo existait. Dimanche, en un final inovidable, habia que sufrir,

Un film d’Hollywood ayant inventé un tel scénario aurai fait rire de lui. Si en 1986 la main de Dieu a conduit l’Argentine à la victoire, cette fois c’est le pied du dieu Messi.

Son dernier but ne serait pas bon, selon les réseaux sociaux français, mais Diego était en haut en tenant la main de Dieu.

Gracias à Di Maria, gracias a Dibu, gracias a Dios!!!  Somos campeones del Mundo !!!!

Impossible de se rendre à l’obélisque, la foule envahit les rues avoisinantes. On cherche avec peine un resto ouvert et on finit sur la Florida.

Lundi on fait nos provisions pour demain, car ce sera une journée fériée.

Mardi on sort pour voir passer la caravena del campeon, mais elle ne rendra jamais à l’obelisco, des hinchas maniaques sautant des ponts pour rejoindre leurs héros passant sous eux. Dans tout le pays c’est una movilization historica.

Photos d'un journal de BA et vidéos

https://twitter.com/i/status/1605276978046767104
https://twitter.com/i/status/1605277110750306307
https://twitter.com/i/status/1605642533928808448

Dans les petites rues!

Toutes les rues débordent de partisans, ceux ne portant pas un chandail de l’albicéleste ou un drapeau argentin sont l’exception.

Vivre cette Copa Del Mundo ici, fut un grand privilège.

En soirée on assiste au spectacle d’une fête qui dégénère en émeute. Triste fin d’une belle histoire.

Beaucoup de dommages et graffitis, aujourd'hui on répare!!


Mais Buenos Aires est une magnifique ville .


samedi 17 décembre 2022

Chascomus, le 17 décembre

Si Buenos Aires regorge de trésors de son riche passé, il faut s’éloigner un peu pour trouver certains petits bijoux. Le subte, le train, une heure de route et nous y sommes.

Avant, il fallait 24 heures pour venir ici, mais l’arrivée du train le 14 décembre 1865 permettait de rejoindre la capitale en 4 heures. Départ le matin et retour le soir. L’estacion Chascomus est au centre du développement de cette petite ville. Maintenant c’est un petit musée.

C’est un immigrant du Paraguay, Vincente Casco qui après avoir épousé la fille d’une riche famille de propriétaires terriens décida de construire la Casa de Casco en 1831.C’était la première maison avec étages de la ville, richement décorés avec tous les appareils modernes de l’époque pour assurer service et confort : des esclaves. 










Malheureusement, il perdit la vie suite à la bataille de Chascomus en 1839 qui vit la victoire des fédéralistes sur les forces révolutionnaires du Sud. Plus tard la maison fut occupée par un médecin et poète célèbre en Argentine : Mario Anibal del Carmen Lopez Osornio. 

On dit souvent que des N il n’y en a pas en Argentine, mais environ 45 000 débarquèrent des ports de Montevideo et Buenos Aires entre 1740 et 1810. Tout le long de la route des esclaves, la valeur de la marchandise montait pour atteindre le triple rendu au Pérou.

On visite ensuite le club de pelota, quelques jeunes jouent devant nous, l’heure de gloire de ce sport est passée. La balle va beaucoup trop vite pour qu’on puisse la suivre à la TV, les jeunes préfèrent maintenant les jeux vidéo.

 les champions sont entrés par cette porte

Après un diner sur le bord d’une large lagune du rio de la Plata on visite le musée Pampeano Il rappelle la vie dans les estancias, la guerre de 1838 avec la Bolivie et le blocus français du port de Buenos Aires. De vieux appareils photos d’époque sont arrivés tardivement ici suite à ces querelles. Dans les jardins, de magnifiques arbres dont des Ceibo, arbre national de l’Argentine depuis 1942.

On termine avec la Capilla de los negros, ici le mot est permis, suite à la demande des morenos pour un site pour y célébrer leur foi et leur culture. C’est un site de mémoire sur la route des esclaves du rio de la Plata.

On longe la lagune un temps puis retour en auto vers la capitale.


En 1947, un groupe d'amis très riches décidèrent de construire un château avec un roi, des ministres, comme le ministre de non guerre, tout était basé sur l'amitié, aujourd'hui c'est abonné, des squatteurs occupent illégalement les lieux