vendredi 6 novembre 2026

Asunción, le 6 novembre

Ce que nous ne ferons pas aujourd’hui, même si cela faisait partie de nos plans en revenant à Asunción: visiter le Palacio de Gobierno et le Palacio López. Ces deux endroits sont au centre de la contestation populaire contre le scandale financier qui secoue le pays, et des centaines de policiers (ou plus) en bloquent l’accès. 

On aurait pu se joindre à un groupe qui défilait dans la rue, à moins d’un demi-quart de rue de nous, mais on préfère s’arrêter pour un kaffe. Imaginez que, comme la moitié de la population, toutes vos épargnes soient bloquées, que vos cartes de crédit ne fonctionnent plus et que vous n’ayez qu’un faible espoir de récupérer votre argent un jour. Si c’est le cas, c’est toute la population qui paiera en partie pour rembourser. Toute la population, sauf les plus riches. Imaginez aussi que le président ou le premier ministre soit probablement impliqué jusqu’au cou dans cette situation. Mais la population paraguayenne semble protester sans grande casse. Il faut dire que la présence policière est impressionnante et, de toute façon, reste-t-il encore quelque chose à casser dans le vieil Asunción? 

Avant qu’il ne reste plus un guarani en circulation, on visite la casa de cambio. Le temps d’attente et la paperasse requise sont dignes des plus grosses bureaucraties inefficaces. Bon, au moins nous, contrairement à 50 % de la population du pays, nous n’avons pas tout perdu, et il est normal qu’une transaction de près de deux millions exige quelques formalités. En dehors de la zone chaude près du siège du gouvernement, la situation est calme et normale. 

Pour nous, no problema. Pas de problème non plus pour la clientèle du Bolsi : les tables extérieures, le bar adjacent et le resto huppé sont tous bondés. La misère des riches, c’est une légende urbaine.
Je choisis le repas ''light'' et voici ce que je reçois


Oups.... le musée de l'économie est fermé jusque... faute d'électricité.
Électricité du Paraguay

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