samedi 5 août 2017

Stockholm, le 5 août

En débarquant du tender, on ne s’attarde pas dans le petit port de Nynashamn, même si les Vikings y ont laissé des traces datant du Xe. Le trajet en bus vers la capitale du royaume suédois ne prend que 45 minutes à travers la campagne.
La ville est bâtie sur 14 îles. On débarque en face de l’opéra et on traverse vers la ville médiévale Gamla Stan en passant devant le parlement suédois. Du palais royal de plus de 600 pièces on ne visitera que la inre burggarden.
La cathédrale de Stockholm est le site d’une église depuis 1279. La plus imposante pièce de ce musée religieux est une sculpture en chêne datant de 1489. Saint Georges et le Dragon. Elle raconte la légende où le chevalier Sten Sture sauva la fille du roi du dragon danois. Au XVe Olaus Pétri amorça la Réforme d’une église trop puissante et riche.

Tout près est le site du musée Nobel. On poursuit dans les rues médiévales en croisant une église allemande Sainte Gertrude.
Une toute petite île, Riddar Holmen, est le site du plus vieux bâtiment de la ville encore debout. Elle fut construite par les franciscains vers 1290, qui en furent expulsés par la Réforme de 1527. Elle servit de nécropole aux souverains suédois jusqu’en 1950.Elle est la maison de l’Ordre de Séraphin institué en 1748.
 
Stockholm est une ville moderne qui a conservé son histoire. Mais les krona, monnaie locale (environ 10 pour un Euro) ne poussent pas dans les arbres. Cher, environ 55 pour un café et 190 pour un hamburger.

vendredi 4 août 2017

Helsinki, Finlande, le 4 août


La fille de la Baltique ne se présente pas sous son meilleur jour, une pluie abondante et un vent violent nous accueille. Il fait plutôt froid, mais c’est pire l’hiver la mer gèle et les nuits ne finissent pas. Le 1er mai les étudiants fêtent dans le parc Kaivopuisto, même si on gèle encore.
Dès que l’on quitte le quai on croise un nouveau quartier qui sera entièrement bâtie en bois, belle leçon pour l’usage du bois d’œuvre québécois. La brasserie Kuff était la Molson d’Helsinki, installée près des anciens chantiers navals depuis 1818 elle a quitté à la fin du XXe.
On poursuit en bus HOP ON-HOP OFF en passant devant le musée d’un architecte très connu ici, Alvar Alto qui est un symbole de l’identité finlandaise. La visite est de 15 Euro, petit aperçu des prix élevés ici.
On entrevoit un monument au compositeur Sibelius tout en tube d’acier inoxydable. On croise la bibliothèque qui reçut un don d’un million de Bill Gates pour encourager la déchéance des livres.
Le stade olympique fut construit pour les jeux olympiques de 1940 mais c’est ceux de 1952 qu’il reçut.
On croise la piscine où les maillots de bain étaient encore interdits il n’y a pas si longtemps.
Les femmes eurent le droit de vote dès 1906 (troisième pays au monde)

Un peu d’histoire : La Finlande est coincée entre la Suède et la Russie, jadis deux grandes puissances ennemies. Elle fit partie de la Suède, dont la langue est encore la deuxième langue officielle et de la Russie du début du XIXe jusqu’à la révolution de 1917. Indépendante depuis, elle dû affronter cette dernière au début du conflit de 1939-1945. Pendant la guerre froide c’était le paradis des agents soviétiques voulant passe à l’ouest.
On débarque devant l’immense cathédrale luthérienne sous un temps horrible. Et c’est sous ce temps maussade que l’on poursuit vers la cathédrale orthodoxe Uspenski


La statue Havis Amanda une sirène et quatre phoques est un symbole de la ville et date de 1906. On marche un peu sur l’Esplanade, grand boulevard flanqué de boutiques et restaurants luxueux et on rentre transis au bateau pour se préparer pour la soirée du capitaine.

Cette nuit on vogue sur la mer Baltique en route vers Nynashamn 


jeudi 3 août 2017

Golfe de Finlande, le 3 août

C’est sans problème que nous avons quitté l’ex pays des soviets. Nous sommes maintenant à bord du Regal Princess qui navigue dans le golfe de Finlande en direction d’Helsinki.
Il faudra faire attention aux excès de bouffe, mais tout le reste semble parfait.
Demain matin nous devons rencontrer les douaniers à 6h45. Ce n’est pas tôt, le soleil se lèvera à 4h44.  Ce soir il s’est couché à 9h23.

mercredi 2 août 2017

Saint-Pétersbourg, le 2 août

Le prince Alexandre Danilovitch Menchikov (1673-1729) était un grand ami du tsar Pierre Ier. Il lui servit d’abord de trésorier. Comme ils voulaient tous deux le bien du peuple, il devint l’homme le plus riche de la Russie.
À la mort de son chum, il devint de facto régent de l’empire et il organisa les fiançailles de sa fille avec le prince héritier. Quand il tomba malade, ses ennemis eurent sa peau et il perdit tout. C’est en Sibérie qu’il termina ses jours en 1729. Ce n’est pas parce qu’il eut par deux fois des amandes pour régulariser la comptabilité créative du royaume qu’il n’était pas honnête.
Son palais sur le bord de la Neva était au temps de sa puissance, la meilleure table de la ville. Plus de 200 plats étaient servis en plus de cinq heures. Parmi les richesses du palais, des pièces décorées de carreaux de faïences et des tapisseries orientales. Ajoutons un orchestre et une flottille personnelle parmi les avantages de la maison.
 

On poursuit notre balade le long de la Neva jusqu’à une superbe église; on en cherche encore le nom. (Cyrillique!). Le premier pont construit sur la Neva est flanqué de deux Sphinx ramenés d’Égypte en 1832.


On revient par l’intérieur de l’île Vassilevski pour clore notre visite de la capitale des tsars. Demain, si Poutine le veut on embarque pour une croisière.

photos

mardi 1 août 2017

St-Petersbourg, le ler août

À notre deuxième assaut on réussit à franchir la Neva en longeant l’amirauté (1823). Ses bas-reliefs et sculptures sont en honneur de la puissance navale russe. On passe sur l’île Vassilevski et on croise les deux colonnes rostrales (1803), servant de phares aux navires et élevées à la gloire de l’empire russe.

Un autre pont, le Birjevoi Most et nous sommes dans le quartier de Petrograd qui ne se développera qu’à la fin du XIX.
On reprend nos forces au resto Le Menu, en écoutant de la musique francophone, dont Garou. Puis on passe sur l’Île au Lièvre et on entre dans la Forteresse Pierre et Paul datant de 1703, elle ne servit jamais en défense.
La belle Basilique Saint Pierre et Paul sert de nécropole pour les Romanov et les grands ducs et duchesses. On y retrouve entre autres les dépouilles de Pierre le Grand et d’Alexandre II. Le 17 juillet 1998, 80 ans après leur assassinat on y plaça aussi la dépouille des saints martyrs Romanov et de leurs serviteurs. Cinquante et un coup de canons soulignaient les funérailles impériales, les grands ducs n’avaient droit qu’à vingt et un coups.
La vocation de la basilique fut interrompue en 1917 et reprise en 1992. Entretemps elle servit d’entrepôt.

Le Bastion Troubetskoi servi souvent de prison politique. Un de ses premiers hôtes fut le tsarévitch Alexis en 1718.
Pendant le règne des Romanov, le confort était de loin supérieur à d’autres prisons visitées ailleurs (tel S-21) au Cambodge. Les prisonniers en attente de jugement avaient une grande cellule individuelle, une bibliothèque et la visite de confesseurs. Pas une prison 5* canadien, mais pas si tant pire.
Pendant les premières années de la révolution, on y entassa de 10 à 23 prisonniers par cellule. Rotation des stocks oblige, un bon nombre rejoignait la gloire tôt le matin. Lénine encourageait fortement cette activité anti contre révolutionnaire. Parmi les illustres visiteurs des lieux  le frère de Lénine et Trotski.

En revenant on croise le monument aux héros de la révolution tout près du Jardin d’été. Quel est votre choix? Les tsars, Staline ou Poutine.