vendredi 19 avril 2013

Carthagène, le 19 avril

Getsamani
Comme on ne prévoit aucune attaque de pirates aujourd’hui, on se risque un peu à l’extérieur des murs. Dès notre sortie par la porte principale, on passe par un parc rendant hommage aux patriotes fusillés en 1816, puis on pénètre dans le patio intérieur d’une université, très jolie; puis on poursuit dans le quartier plus pauvre de Getsamani avant de revenir nous abriter à l’intérieur des fortifications en longeant la Plaza de los Coches, c’est l’ancien marché des esclaves, aujourd’hui c’est un coin chic avec des maisons avec de beaux balcons en bois.

On passe devant le couvent de San Pedro de Claver, on passe notre tour encore une fois sur un musée d’art religieux. La chaleur est accablante et on arrête pour un jus de fruit au «El Bistro» avant de revenir dans notre coin en arpentant la muraille en bord de mer.


Le premier soir on était content de trouver une petite place à deux pas où il y avait quelques tables extérieures; en fait la Plaza San Diego est le spot des restaurants les  plus chers en ville; donnant sur cette place, l’hôtel Santa Clara (Sofitel) donne le ton.



Sur le toit de l'hôtel


On soupe à la plaza Santo Domingo


jeudi 18 avril 2013

Carthagène, le 18 avril

 
Ne soyez pas inquiets chers petits-enfants, on revient bientôt, dans 7 dodos, et comme nous sommes à l’intérieur des murailles érigées entre 1586 et 1796 aucun pirate Maboule ne peut venir nous attaquer, ces murailles sont indestructibles et furent construites pour résister à toutes les marées d’envahisseurs: anglais, français et pirates. D’ailleurs pourquoi les français ont-ils envoyé une flotte pour piller Carthagène en 1767, avec ces troupes ils auraient facilement pu libérer Québec et Montréal, ils ne savaient donc pas que l’eau vaut plus que l’or.
Car il y avait, et ça depuis bien avant les Espagnols, beaucoup d’or dans le coin, les Indiens Zenues avaient accumulé des richesses inouïes dans leurs tombes creusées sous un arbre, et pour aviser les éventuels pilleurs ils accrochaient de superbes pendentifs en or dans l’arbre.


Même si la ville fut fondée en 1533, ce n’est qu’en 1610 que commencèrent les travaux de la Sainte Commission, et ce n’est qu’en 1776 qu’elle put enfin travailler dans un bâtiment digne de sa tâche colossale. Non on ne s’attaquait pas au fléau de la corruption mais à un vrai problème beaucoup plus grave: la sorcellerie.
Je ne sais pas si ce sont les enquêteurs ou les procureurs du temps qui étaient meilleurs que les nôtres, mais de 1610 à 1821, tous furent reconnus coupables, la réputation d’aucun innocent ne fût salie. Pourtant les questions qu’on posait, ressemblaient beaucoup à celles qu’on pose aujourd’hui au Québec, ici: quels démons étaient à votre mariage, chez nous: au mariage de quels démons êtes-vous allé.

C’est vrai que les méthodes d’interrogation étaient un peu plus directes, mais on ne fabriquait pas preuves, tous finissaient par avouer.

 
Dans ce même musée, exposition sur l’histoire de Carthagène et des  œuvres de Pedro Ruiz, superbe cette Vision del Oro.

http://www.lfbogota.com/IMG/pdf/Artiste-Pedro-Ruiz.pdf


lundi 15 avril 2013

Taganga, les 13 14 et 15 avril

«Retour à Taganga», j’ignore pourquoi mais je trouve que ce serait un beau titre de film ou de roman; et nous serions venus ici il y a une vingtaine d’années, le temps d’une plongée de Françoise.
Très populaires ces ''SAQ'' colombiennes, on peut y acheter la boisson ou en consommer sur place
En trois jours nous avons vu trois villages différents, le samedi après-midi c’est le défilé des taxis qui viennent décharger leur cargaison de fêtards éventuels. Du balcon de notre hôtel on a droit à un concours de miss Taganga ou quelque chose dans le genre, qui se déroule juste sous nous à une dizaine de pas; sur ce même balcon c’est une séance de photos de mode.
Les hippies sont installés pour vendre leurs cocins «made in china» ou d’ici, les bars sont ouverts et selon l’endroit la musique est agréable ou non.
Un petit repos avant de continuer la fête
Les chiens qui viennent chercher un morceau, les gratteux de guitare qui passent le chapeau, là encore certains groupes sont agaçants et d’autres assez bons. Le portrait ne serait pas complet sans mentionner le fou ou le drogué du village qui se fait chasser de partout et l’ivrogne qui se glisse subtilement vers nous avec sa petite coupe de plastique et guète quelques gouttes de n’importe quel alcool, le vin rouge semble Ok. On s’endort au son des festivités qui cessent vers 2-3 heures du matin.
Chacun son chien!
Le dimanche matin, le drogué local est toujours là, toujours ivre, les chiens aussi sont là après un concert matinal. Ce matin la plage est occupée par de nombreuses familles colombiennes avec de jeunes enfants, l’atmosphère est bon enfant et les chiens viennent encore se coucher sous les chaises longues quand le soleil tape trop fort. En soirée la vie festive reprend mais en beaucoup plus calme. 
Lundi matin 9h00, la fête commence ou se termine?
Lundi c’est le calme plat ou presque, quelques Colombiens en vacances occupent la plage, les jeunes enfants doivent être à l’école et les fêtards en train de récupérer.

Sur trois pattes et demies, on décide d’y rester un jour de plus.
Les rues de Taganga, très peu de rue en asphalte

samedi 13 avril 2013

Rodadero, les 10 11 et 12 avril

Il fait 36 C à l’ombre, un peu de neige serait bienvenue pour rafraichir le temps.

Hier on poursuivait nos recherches sur les systèmes de santé en Amérique du Sud, on attend toujours notre subvention gouvernementale pour cet effort, nos commanditaires sont vraiment pingres.
Pour se mettre en contexte, les moins jeunes comprendront, imaginez un disque 45 tours que vous ferez jouer en 78 tours dans une langue étrangère, l’espagnol des Colombiens n’est pas facile.
On demande à la réception de l’hôtel où trouver une clinique avec radiographies, on nous envoie à Santa Marta en taxi dans une clinique de radiographie, on aurait les résultats le lendemain après-midi, mais pas de médecins; on nous conseille l’hôpital local. Là on nous regarde comme des extraterrestres, que font des gringos dans un  hôpital public, mais pour les urgences c’est ailleurs; un  ailleurs tout près, un ailleurs que l’on ne trouvera pas. Agréable de se promener sur un pied, mais on finit par frapper à la porte d’une clinique privée.

Bon système de triage à l’entrée, ce qui réduit sensiblement le temps d’attente, un garde tient la porte bien barrée et n’ouvre qu’à ceux qu’il juge dignes ($$$). Puis on vient nous confisquer le passeport de Françoise et 300 000 pesos, juste pour avoir le droit de voir un médecin.
Après  tout se passe assez vite, questionnaire médical des antécédents  (une chance que c’était Françoise), elle déclare sous serment que sa santé et celles de son père et de sa mère sont parfaites et on regarde enfin son orteil.
Elle refuse une injection anti douleur et passe à la radiographie, rien de cassé mais l’orteil est tout croche; on vient rapidement lui poser une attelle et lui prescrire des antis douleurs; en deux heures nous sommes de retour à la réception pour finaliser la paperasse. C’est là que ça se gâte: le bureau est fermé de 12h00 à 14h00, puis ce sont des problèmes informatiques puis autre chose; la grande noire (cheveux) qui s’occupe de ce cas complexe est «une blonde» déguisée, c’est certain. Finalement après que le garde de sécurité ait été lui parler deux fois, elle fournit les documents requis, nous remet passeport et argent versé en trop. Deux heures d’examen et de de traitement et quatre heures de paperasses, pourquoi on se plaint, chez nous on serait encore à attendre de voir un médecin pour au moins le double de ce temps.


Ce vendredi midi la plage de Rodadero recommence à vivre, Françoise est capable de marcher (mais pas plonger) et on termine notre séjour gastronomique ici (** cubain); mais il ne neige pas.

mercredi 10 avril 2013

Rodadero, les 7 8 et 9 avril


Nous sommes rendus sur le bord de la mer des Caraïbes, dans ce qui pourrait être l’Old Ochard des Colombiens. 
En Colombie la population urbaine est divisée en 6 classes sociales, les estratto-1 rêvent de trouver de quoi manger demain dans les poubelles, les estratto-2 besognent durement sans trouver le temps de rêver, les estratto-3 aimeraient bien  venir en vacances ici, mais la vie n’est pas un rêve, les estratto-4 sont peut-être à notre hôtel qui n’est pas si mal même si la nourriture est celle d’un ** Cubain, les estratto-5 possèdent un condo près de la mer et y viennent parfois, les estratto-6 vont en vacances dans les grands palaces Européens ou Américains.

Le dimanche soir sur le bord de la plage, les Colombiens finissent la fête de la fin de semaine et chaque petit dépanneur semble être un minibar. Le lundi la ville est beaucoup plus tranquille, tout près de notre hôtel un centre d’achat moderne tout neuf, comprenant une épicerie digne de chez nous qui permet de compléter un peu le menu de notre hôtel. (vin)

anta Marta, une ville d’environ 325 000 habitants, nous déçoit un peu; on pensait  venir  y passer 3 jours dans un peu plus de luxe, mais le rapport qualité-prix des hôtels visités et le peu de charme de la plage nous en découragent. De toute façon la ville n’offre pas grand-chose à voir.
Deux petites devinettes pour les forts en histoire.

Je suis né à Caracas le 24  juillet 1783 et suis décédé à Santa Marta le 17 décembre 1830, ma dernière blonde s’appelait Manuela; qui suis-je?
Une plus difficile : J’ai fondé une ville le 29 juillet 1526 et suis décédé à Santiago de Cuba le 28 juillet 1527; qui suis-je?

Taganga est la plage des gringos qui viennent dans le coin pour faire la fête avec peu de dineros, on y trouve tout de même un hôtel assez bien en bord de mer et comme c’est une station de plongée réputée on y reviendra pour 3 jours.
Françoise doit commencer à craindre un éventuel retour au travail car elle refait le coup de l’orteil cassé. Elle pense qu’en travaillant demain 10 minutes via internet elle pourrait déclarer avoir échappé (demain) la souris sur son orteil et réclamer quelques semaines supplémentaires de maladie, après tout le gouvernement Marois ne peut rien refuser au personnel des garderies.

samedi 6 avril 2013

Neiva, le 6 avril


On vient ici pour prendre l’avion demain pour la côte des Caraibes. On retrouve la chaleur étouffante, l’élocution des locaux est muy rapido, pas facile à suivre. On trouve quand même un très bon restaurant; Fonda de los Arrieros sur la carrera 5.

San Agustin, le 5 avril


Si vous venez dans le coin, ce sera probablement pour voir le parc archéologique qui se trouve à 3 km de la ville, et vous ne serez pas déçus. Difficile pour nous de faire un rapport qualité prix, c’est gratuit pour les 60+, mais si on avait dû payer 20,000 pesos  chacun on dirait que c’est bien correct pour un si grand site, si bien aménagé.

Dans les Mesita A,B,C, on observe beaucoup de ses statues de pierre typiques de la région, la fuente de lavapatas est un superbe travail de la pierre fait par en partie par l’homme et en partie par l’eau qui y coule toujours.
Il faut grimper un peu pour atteindre l’alto de lavapatos mais on y voit les pièces les plus anciennes (2600-1960 av. J.C.) et on a une vue superbe sur les environs.


Mais le clou de la journée est une balade dans le bosque de las estatuas, 39 statues s’offrent en longeant un sentier dans la forêt tropicale.