mercredi 9 mars 2011

Kanyakmari & Kovalam 8- 9 mars

Vous pouvez voir les explications du texte - 26 février 'pour bridgeurs'
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Kanyakmari, Inde le 8 mars
Au bout de l'Inde
Départ sans déjeuner, trajet sur une autoroute de 3h30, au début paysage plat sans grand intérêt parfois on rencontre des véhicules circulant sur le mauvais côté (voies divisées) et une fois c’est nous! Pas de restaurant en vue et on poursuit. Dans la dernière heure, le paysage devient plus montagneux et on croise un immense parc d’éoliennes. On débarque à l’hôtel Samudra avec vue directe sur l’océan. Pour 1687 roupies (39$) c’est très correct. Kanyakumari (le cap) est à l’extrême pointe sud de l’Inde, point de rencontre du Golfe de Bengale, de la mer d’Arabie et de l’Océan Indien.
Au large de la ville, deux petits îlots se visitent. On prend un bateau où s’entassent pèlerins et touristes car ce mémorial à Vivekananda est un lieu pour prier et méditer. Cet homme est venu méditer ici les 25-26-27 décembre 1862. Nous sommes seulement 4 blancs et les touristes indiens nous demandent de se faire photographier avec eux, les gens viennent nous donner la main. En sortant, on nous offre de quitter la queue d’attente pour le bateau pour entrer dans une salle d’attente. Belle attention, en fait c’est une attrape pour nous soutirer une souscription à une fondation. Ok pour 100 roupies, cela semble une bonne cause. Embarquer ou débarquer du bateau nous laisse un avant-goût de ce que doit être prendre le train: une jolie bousculade.
Nous allons vers une église pas loin et assistons à une partie de la messe, en ce mardi 8 mars, elle était presque pleine! Ensuite on assiste au coucher de soleil sur une place publique où les gens se rendent pour se baigner, relaxer et assister au coucher de soleil. Le Cap est une petite ville pas riche, mais agréable avec une rue de boutiques. Ici le Tsunami a frappé le 26 décembre 2004 et des monuments sont érigés en souvenir des disparus.
Vers Kovalam, Inde, le 9 mars

Dès 5h40 AM nous recevons un appel dans la chambre pour nous inviter à admirer le lever de soleil. Gentille attention, mais on préfère dormir à cette heure. Le tourisme ici est très majoritairement Indien, le Cap fait partie du circuit religieux qu’un Indien du nord doit accomplir. De ce fait les infrastructures touristiques sont faites pour cette clientèle; beaucoup de restaurants 100% végétariens, la bière ne se trouve pas partout et le coke diète non plus. Nous commençons à connaitre un peu la cuisine locale et pour déjeuner ce sera des parathas, (mi-crêpe, mi-pain). Notre chauffeur est très chauvin de son état le Kerala et de son village. Il voulait marier une fille de son village, les filles du Kerala sont plus belles que celles du Tamilnadu, et les filles de Cochin coûtent trop chers en nouveaux saris. Il n’aime pas les gens du Tamilnadu, les Indiens du Nord et les Américains(?).


En chemin nous visitons le temple Sochindra, intéressant et spécial, en plus de devoir enlever nos souliers (standard en Asie) je dois enlever ma chemise, ici c’est torse nu pour les hommes, dans beaucoup d’autres temples hindous, nous ne sommes tout simplement pas admis. Ce temple est dédié à Jupiter, l’astrologie semble jouer un grand rôle dans leurs religions à plusieurs dieux. Grand temple de 5 acres, avec 1000 piliers, il se distingue par ces nombreuses immenses statues faites dans des blocs de granit monolithes, sur une d’elle on peut voir des ongles Un guide nous fait faire le tour et demande une contribution volontaire  à la fin (100 roupies) il faut aussi payer pour déposer son sac à l’entrée et ses souliers (2 x 10 roupies). À la sortie, beaucoup de mendiants tenaces.
Puis visite du palais Padmanabhaporam, qui était le palais des rois du Kerala. Aujourd’hui en terre Tamul, ce palais est gérer par le gouvernement du Kerala. En effet une partie du Kerala fut cédé au Tamilnadu il y a plus de 100 ans. Beau palais de 14 pièces essentiellement vides avec de très beaux plafonds en teck travaillé. La visite pieds nus est assez éprouvante. 200 roupies pour l’entrée et 25 roupies pour la garde des souliers, le guide doit payer 40 roupies pour stationner. En sortant une dame de Delhi, nous offre gentiment une noix de coco à boire.
Nous franchissons enfin la frontière du Kerala (je commence à penser comme notre chauffeur, moi qui n’est jamais eu de préjugés envers les Tamouls) et atteignons la station balnéaire de Kovalam.

lundi 7 mars 2011

Madurai, Inde 7 mars


Le temple de Madurai

Beaux paysages, montagnes, on descend, on rencontre de petits singes au bord de la route et
nous entrons dans l’état du Tamil Nadu. En franchissant la barrière entre les deux états, on sent déjà la différence. La route devient très mauvaise et on arrive à un check-point où le chauffeur doit arrêter pour payer les droits d’immatriculation du véhicule. De jeunes garçons nous demandent de façon assez agressive des sous à travers les fenêtres de la voiture, ici beaucoup ne vont pas à l’école, contrairement aux jeunes du Kerala.

Le palais
Tamil Nadu veut dire : Pays des TAMOULS. Un autre monde, langue et écriture différente, gens d’une autre apparence (beaucoup moins propres) culture différente dont cette pratique qu’ont les femmes de se faire raser la tête pour offrir leurs cheveux au temple. Jamais une fière femme du Kerala ne ferait cela. Pays d’agriculture, le Tamil Nadu exporte riz et légumes, on voit des bananiers, des mangues, et des vignes, au loin des éoliennes et sur la route un camion transportant du bois. Si les paysages sont très beaux, les habitations et trop souvent le bord de la route, sont pauvres et sales.
Nous entrons dans la ville de MADURAI, la deuxième plus grosse ville de l’état, (1 500 000) cette ville très ancienne (3 500 ans) est depuis toujours une ville d’échanges commerciaux, les Portugais, les Chinois, les Arabes, Marco Polo, tous sont passés ici. Aujourd’hui la ville vit du commerce des cultures environnantes: jasmin, poudre de coconut, jute; les abords de la ville ne sont pas plus beaux que les petites villes rencontrées. Nous logeons dans un gros hôtel à l’entrée de la ville le Germanus. Le prix publié est de 3750 roupies, notre chauffeur nous l’a négocié pour 2500. Les chambres sont du style hôtel d’affaires, correct.
Avec un guide local, nous allons visiter d’abord un palais construit entre 1623 et 1656. Le roi de l’époque, ses deux femmes et sa cour y vivaient, ce qui frappe dans ce palais qui ne subsiste qu’à 25 % est le mélange de styles: hindou, italien, arabe, chinois, très rococo comme effet; mais le Trirumali Naick Palace reste impressionnant.


Suit le très célèbre temple Hindou de Madurai construit du douzième au dix-huitième siècle. Les 4 plus grosses de ses 14 tours me font penser à un gros gâteau de noces décoré de toutes les couleurs. La plus haute fait 171 pieds et compte 1011 sculptures différentes. Très beau ou très laid? Certainement très spécial. L’intérieur tout en granit contient beaucoup, vraiment beaucoup de statues des divinités hindous, Shiva, Ganesh etc. La partie la plus sacrée n’est pas accessible aux non-hindous.  Le reste de la ville avec ces vendeurs du temple agressifs et ses vaches sacrées se promenant librement est très moche.
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Émission spéciale : Le match Canada-Kenya vient tout juste de se terminer ici à 10h05 PM. Dès le début du match, à 2h45, les quilleurs canadiens ont bien lancés et le Kenya qui frappait premier fut limité à un maigre 198 points.
Il restait encore 27 balles à jouer quand le Canada a fait 199. Première victoire après 3 défaites, mais si l’honneur est sauf, le Bloc devrait demander une commission royale d’enquête sur la composition de l’équipe, pas beaucoup de Tremblay du Lac dans la formation.
L’inde pour sa part a battu assez facilement l’Irlande et devrait passer au deuxième tour.
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En sortant du temple, on nous invite à monter au sommet d’un édifice voisin pour avoir une vue d’ensemble des 14 tours. Ascenseur inclus, on monte sur une petite terrasse où le coup d’œil est bien. En redescendant on tombe sur: le marchand de tapis; qui a vécu les vendeurs de tapis en Tunisie ne se fera pas avoir, OUT, ça presse.
Madurai

dimanche 6 mars 2011

Periyar, Kerala, Inde le 6 mars

Petit déjeuner, internet et on repart pour Periyar. La région autour de Munar est splendide avec ces immenses plantations de thé partout. Ces champs et usines appartiennent à la riche famille TATA. La route est étroite et sinueuse mais notre chauffeur a déjà vu neigé(?). Ici les travailleurs agricoles viennent de l’état voisin, le TAMI NADU, les habitants du Kerala sont trop éduqués et trop fiers pour ce genre de travail, s’ils doivent faire un travail jugé indigne, ils iront travailler à l’étranger où personnes de la famille et connaissances les verront. Après les jardins de thé, ce sont de belles forêts et des jardins de cardamone.
Nous arrêtons dans une plantation d’épices ou un petit tour guidé coute 100 roupies par personne. Intéressant on croise des plants de vanille, de poivre, de cacao, de cardamone (la reine des épices), al lovera (utiliser dans les cosmétiques et contre les brûlures), de cannelle, de Baley, de café d’insuline (médecine traditionnelle contre le diabète), de clou de girofle et de Ada lhoda vasaka, (pour faire du sirop contre la toux).
Par la grâce de Shiva, j’achète un pot de ce médicament, (8$) s’il fonctionne je pars une compagnie d’import-export.
Nous logeons au GreenView Heritage Residency, (1500 roupies) allez voir à coté, un couple de Longueuil rencontré ce matin nous dit l’avoir eu 650 pour 2 soirs.


Un peu de magasinage et d’internet puis nous allons voir un spectacle d’arts martiaux indiens au Mudra, Kalari Centre. (200 roupies-personne).
Pendant 50 minute une succession de petites présentations de 3-4 minutes, plus spectaculaires les unes que les autres.
1.                        mouvement de gymnastique.
2.                        combat avec épées et boucliers
3.                        combat avec bâtons comme Ti-Jean dans Robin des Bois
4.                        maniement de rubans métalliques.
5.                        gymnastique au sol, marche sur les mains, limbo, saut par-dessus 5 personnes.
6.                        attaque au couteau contre une défense avec un foulard.
7.                        combat avec lances.
8.                        mouvements de courbatures incroyables.
9.                        autre maniement de ruban d’acier.
10.                    combat bouclier et épée contre lance.
11.                    Dans la noirceur, maniement de bâtons avec feux à chaque extrémité.
12.                    Sauts dans un cerceau en flammes.
Periyar, est une belle petite ville, avec de jolies boutiques et beaucoup d’hôtels où nous serions restés deux soirs.

Periyar - Munnar

Kerala 4 - 5 mars

Allepey, Kerala Inde le 4 mars
Nouveau chauffeur pour nous amener vers Alleypey, où nous ferons notre croisière dans les Back waters. Environ 90 minutes de route, ni pauvre ni riche la campagne du Kerala, le long de la route, ne présente ici aucun point particulier.
Nous sommes dans une Ambassador, automobile neuve mais modèle rappelant les années 50. Ce modèle est produit en Inde près de Calcutta.
Au Kerala, le salaire moyen tourne autour de 350-400 roupies par jour (8-9$) ce qui est très bien pour l’Inde et permettait encore il y a quelques années une belle vie; mais l’inflation est dans les prix seulement, pas dans les salaires. Beaucoup plus éduqués que la moyenne nationale, 99% d’alphabétisation, les gens d’ici vont souvent travailler à l’étranger. Ainsi le beau-frère de notre guide travaille au Koweït comme garde de sécurité. Les salaires dans les pays du golfe Persique, furent très bons, mais maintenant la compétition des travailleurs du Sri Lanka et de Thaïlande (entre-autre) fait baisser les salaires.
Ne trouvant presque jamais de bière ou de vin dans les restaurants, on interroge notre chauffeur sur les habitudes du coin. Maintenant, presque tous les jeunes consomment de l’alcool, même les musulmans, la viande de bœuf ne se mange pas dans les maisons mais on en trouve dans les restaurants. Ici le gouvernement communiste local, limite les musulmans à deux femmes.
Pour le reste, gouvernement communiste ou autre, c’est bonnet blanc ou blanc bonnet, aucun système de sécurité sociale, école publique très faible et système de santé public débordée et inefficace; ici si tu es pauvre et gravement malade, tu meurs, si tu es de la classe moyenne, tu te ruines, si tu es riche, pas problème, tu es très riche.
Le costume traditionnel des hommes, est une jupe à mi-jambe, blanche pour les visites au temple et les cérémonies, et de couleurs variées pour le travail et la maison.
On arrête dans une fabrique de tapis!!! Non ce n’est pas l’attrape touriste traditionnelle, cette coopérative fabrique des tapis en grosses cordes, à partir de fibres de noix de coco. Tout le travail se fait avec de vieux équipements, rouets et machines à tisser, opérés manuellement (bras et jambes) sans aucune force motrice autre que les muscles humains. Avec une aussi faible productivité ils ne peuvent plus concurrencer l’économie globale et leurs ventes vers l’Europe sont en baisse, beaucoup de machines à tisser inoccupées et les cuves de teintage semblent fermées.
Moins dangereux que dans les filatures américaines où les Canadiens émigraient au dix-neuvième siècle, le travail reste dur dans la chaleur de ce pays; huit heures par jour, six jours par semaines pour 250 roupies par jour pour les hommes (5,50$) et 200 roupies pour les femmes. Non elles ne font pas le même travail. À peine un petit bureau de vente en sortant, mais très rapide, sans aucune pression.


Nous embarquons sur notre bateau privé, et partons vers les backwaters. Vue superbe du pont supérieur où une terrasse couverte est à notre disposition. C’est le paradis ou presque. Une fois dans sa vie il faut faire les backwaters.
Arrêt sur le rivage où je me fais avoir pour un achat de grosses crevettes (1500 roupies (33$), il en couterait plus au Jardins de la Seigneurie, espérons qu’elles soient bonnes ce soir.
Puis arrêt pour le diner, correct, mais l’arrêt commence à se prolonger un peu trop. Vers 15h45, on repart; on aurait eu le temps pour une douzaine de mains de bridge.
La jonque glisse lentement entre des rives bordées de palmiers; il fait chaud mais le lent déplacement du bateau procure une petite brise agréable.
La vie est dur, nous avons eu droit à un café et des bananes grillées vers 16h, mais il approche 17h et nous n’avons toujours pas pris notre bière. L’Inde n’est vraiment pas la place pour prendre un coup.

On accoste pour la nuit à 17h35 et on fait une petite marche dans un sentier voisinant; des gens charmants, des enfants  ravis d’être pris en photo et de belles jeunes filles partout.
Au souper, on ne regrette plus d’avoir acheté ces grosses crevettes. Avec du riz  du pain pita et des légumes la viande servi était du poulet, c’est-à-dire un ensemble d’os et de cartilages trop épicés. Non merci, les crevettes sont bonnes, texture de homard et goût plus poissonneux mais bon. Le vin qu’on a fait acheter goutte un mélange de cidre et de vin piquette. On met un X sur le vin au Kerala.
Vers Munar, Kerala, Inde le 5 mars
On se lève tôt pour ne pas manquer la vue des Backwaters le matin, petit déjeuner simple, pain un peu grillé, confitures d’ananas et œufs brouillés. On lève l’ancre à 8h00 et à 8h45 nous sommes de retour à Allepey. Ce matin, sur la rivière c’est l’heure de pointe, une succession sans fin de jonques entrant au port.
La vue des Backwaters est vraiment splendide et il ne faut pas manquer çà. Cependant nous étions trop souvent à quai, la nourriture est très ordinaire (au mieux), sauf les crevettes à 33$ et le bateau était assez défraichi. Pour environ 146$ correct si on raisonne en nord-américains et en USD; cher en fonction du niveau de vie local; on paye pour le vue, qui est superbe.


En entreprend la route de vers Munar, qui les 2 premières heures est sans grand intérêt, puis on commence une région montagneuse intéressante. Ce samedi matin le temple de Shiva est très visité, le samedi c’est Shiva, plus facile au Myanmar c’était toujours Bouddha.
Puis dans les derniers kilomètres de cette route sinueuse le paysage devient féerique, avec les jardins de plantations de thé.
Nous logeons à l’hôtel Sisiram, à l’entrée de la ville. Cette dernière est pauvre et délabrée à coté de ce qu’on a vu à date au Kerala. Ici vivent des travailleurs du Tamul Nadu venus travailler dans les usines de thé.
Fabrique      -     Backwaters

vendredi 4 mars 2011

Kochi, Inde, le 3 mars

Grosse surprise en se levant ce matin, l’Irlande a battu l’Angleterre par 3 wickets. Dans les parcs, hier, les jeunes jouaient au cricket comme chez nous au baseball. Il semble y avoir une certaine ressemblance entre ces deux sports. C’est samedi que l’Inde affronte l’Irlande; comme vous ne pouvez compter sur le Journal de Montréal ou La Presse qui ne couvrent que les sports mineurs comme le hockey, vous serez régulièrement tenus au courant de l’évolution de la Coupe du Monde, par votre équipe de journalistes sur place; si Shiva le veut.
Dans l’autre série, (Françoise vs ordi.) après deux victoires faciles contre le Vietnam et le Cambodge, une dégelée contre la rude équipe du Myanmar Françoise commence avec espoir son long match contre l’Inde, mais: Il n’y en aura pas de facile.
Il reste 3 mystères que j’essaierai de percer en Inde. Le cricket, l’hindouisme et l’informatique. Pour le cricket, je garde espoir….
La ville de Kochi (Cochin) est une petite ville (à l’échelle de l’Inde) de 1 600 000 habitants. Ville portuaire en bord de mer, où se déverse un fleuve, son trafic maritime est imposant.
Visiter Kochi c’est remonter dans l’histoire, mais dans des histoires qui nous sont familières. Dès le temps du roi Salomon, des Juifs venaient faire commerce le long des côtes du MALABAR.
Dans une synagogue visitée on trouve une plaque avec des inscriptions de 1344.
En 1492, le roi très Chrétien d’Espagne, offrit aux Juifs 3 choix: le bûcher comme hérétique, la conversion ou l’exil. Plusieurs quittèrent pour Bagdad et se retrouvèrent ensuite ici dans le Kerala.
La synagogue de Kochi, érigée en 1562 est la plus ancienne du Commonwealth; en 1947 après l’indépendance de l’Inde et la création de l’état d’Israël, la grande majorité des juifs de l’Inde émigrèrent en Terre Sainte, en 1949, le dernier Maharadja de Cochin salua officiellement la communauté juive avant de remettre sa démission. Il ne resterait qu’environ 5000 juifs en Inde, dans la communauté de Kochi, ils ne sont plus que 4 hommes et 6 femmes.
C’est avant 1500 que les Portugais commencèrent à venir au Kerala pour contester la place que les Arabes tenaient dans le commerce avec l’Orient.
En 1455, le pape Eugène 1V, accorda au roi du Portugal la permission de fonder des Églises dans tout nouveau territoire. C’est le droit : PADROADO, qui ne fût aboli que sous PIE X11.
À Kochi on visite 2 très veilles églises: l’église St Francis datant du tout débit des années 1500, (la construction actuelle en pierre date du seizième siècle), pendant 14 ans, elle abrita les restes de Vasco De Gama, qui furent ensuite retournés au Portugal. Elle passa ensuite sous le contrôle des Hollandais de 1664 à 1804, puis devint anglicane de 1804 à 1947.
La cathédrale Santa Cruz érigée par les Portugais consacrée Cathédrale par le pape Paul 1V, en 1558, épargnée par les Hollandais, elle fût détruite par les Anglais en 1795. Une nouvelle église fût construite en 1887 et proclamée basilique par Jean Paul 11 en 1984.
En visitant Kochi , on oublie être en Inde, au Kerala vivent quand même 60% d’Hindous, 20 de Musulmans et 20% de Chrétiens.

Très belle journée de visites, en plus des églises et de la synagogue, on se promène sur le bord d’une plage (malheureusement trop polluée pour la baignade, même si certains locaux s’y risquent), sur la belle promenade aménagée d’où on voit très bien les filets de pêche chinois.
On visite aussi un palais musée Hollandais (superbes peintures murales) et un autre musée Portugais-Indien. En plus petites promenades dans les ruelles du quartier juif du quartier qui n’as plus que le nom de Juif.
Kochi

Vers Kochi, Inde, le 2 mars

Pas fâché de quitter l’hôtel Regency à 7h30 le matin. Chambre passable, bouffe sans choix et quartier épeurant de pauvreté.
À 12h00, nous sommes arrivés à l’aéroport de Kochi, dans le Kerala, province au sud-ouest de l’Inde. Le chauffeur réservé est présent et semble sympathique. Trajet de 1h15 pour rejoindre Fort Kochi, le secteur touristique de la ville.
Kochi fût colonisé par les Portugais dès le début des années 1500, première impression sur la route: beaucoup moins pauvre et misérable que les bas-fonds de Mumbai, on croirait une petite ville prospère du Mexique avec  beaucoup d’églises chrétiennes en vue.
Environ 66% des Indiens vivent avec 2$ et moins par jour, cela ne semble pas être ceux du Kerala.
On rejoint l’Orion Holidys Home Stay, www.orionhomestay.com qui est très correct pour 1500 roupies par soir (33 $). De plus il est bien situé. Sur la route le chauffeur doit être attentif car c’est plein de TATA, les automobiles et camions de marque Tata et les autres tatas comme cette moto qui se jette devant nous.
Après une petite pose, on repart visiter la buanderie locale, moins grosse et épouvantable que celles de Mumbai la basilique Santa Cruz qui date d’environ 500 ans et le bord de mer, où les pêcheurs utilisent de grands filets qu’ils manœuvrent avec de grandes perches et l’effet levier. Unique ici à Kochi.

Enfin spectacle de théâtre traditionnel. L’imposant maquillage requis fait partie du show. Ensuite c’est un théâtre de mimes où on joue l’histoire de Bhima. fils du vent, s’en prenant au méchant démon Baka. Ayant quitté avant la fin, on ne peut que supposer la fin de ce combat épique.

mardi 1 mars 2011

Mumbai

Mumbai, Inde, le 28 février
Gare
En cette deuxième journée à Numbai, nous nous contenterons d’une petite balade pour voir à quoi ressemble cette ville en semaine. Nous nous dirigeons vers la fontaine Flora et tournons à droite pour rejoindre la Marina Drive sur le bord de l’océan. En passant dans un couloir souterrain près de la gare Churgate on perd le nord, la gauche et la droite, un bob samaritain Indien (et de sept! ceux que je hais sont t’ils tous immigrés à Toronto?) nous remet sur le bon chemin. On passe devant l’hôtel Ambassador et nous rejoignons le bord de mer. On cherche un restaurant tournant vu la veille, point de repère pour voir la caste des livreurs de lunch du midi. Françoise pense que c’est à gauche, moi, à droite. Ce sera match nul, on vient de passer devant, il se situe au sommet de l’hôtel Ambassador.
La caste des livreurs de lunch, arrivent en train vers 11h30, ils amènent aux travailleurs de la ville des repas préparés dans leur foyer le matin même; ainsi aucune main impure n’aura touché leur nourriture. Ils empilent des tas de petits contenants métalliques sur un chariot en bois qu’Ils poussent à la main et vont livrer leurs pizzas!

En passant devant le palais de justice, on remarque des gardes avec mitrailleuses dans un bunker de sacs de sables. On ne rit pas avec la sécurité ici. Ça me rappelle que notre chauffeur guide hier, il n’aimait vraiment pas les Pakis!
Françoise aurait aimé visiter les quartiers slum (bidonvilles), moi la misère abjecte des autres, non merci; j’aurais aimé diner au Taj Mahal, le mythique hôtel de Mumbai, encore un compromis requis, on ira chez Mc Do.
La rue que nous longeons, qui est celle de notre hôtel est bordée de vieux édifices coloniaux qui ont dû autrefois être superbes et qui ont pour plusieurs encore un cachet vieillot intéressant.
S’il y a un restaurant au monde où on ne peut se tromper pour la nourriture, c’est bien chez Mc Do: Burgers infects et frites parfaites sur toute la planète, et bien croyez-le, ici il n’y a pas de hamburgers. On ne mange pas de vache sacrée.
Puis visite plus poussée de la gare Victoria (excusez-moi, mais le nouveau nom Indien m’échappe) ici chaque jour de semaine 6 à 7 millions de personnes transitent. Dans chaque train, la voiture de tête est pour femmes seulement et il y a une voiture pour les 65+. Les femmes sont très minoritaires et c’est une foule d’hommes qui débarquent; mais nous sommes près de midi, le vrai spectacle doit être tôt le matin et à la sortie des bureaux le soir.
Cette gare bâtie entre 1878 et 1888 est vraiment une splendeur.
Hôtel Taj Mahal
En début de soirée, dernière visite dans Colaba, l’hôtel Taj Mahal est protégé par des barricades et de nombreux gardiens. Il ne se visite pas sans y avoir affaire, la curiosité n’est pas considérée comme une affaire. Souper tout près du Gateway of India au: Le pain quotidien, près de 30$, pour deux salades et deux cafés, la proximité des lieux mythiques, ça se paye.

Mumbai, Inde, le 1 mars
Je sais que vous attendez avec impatience le résultat du match Inde Irlande. Comme dans le journal de Montréal, la nouvelle du jour c’est ce match nul. Ne paniquons pas, il reste beaucoup de cricket d’ici la finale de la Coupe de Monde le 2 avril. Malgré des problèmes de coaching au champ, le retour au jeu de Yukrat, devrait amener l’Inde au prochain tour. Pour le CANADA la situation devient critique avec cette deuxième défaite de suite cette fois 298-123 aux mains de Zimbabwe.
La censure locale m’empêche de vous donner des nouvelles de l’autre série que vous suivez quotidiennement. (Françoise vs Ordi.)
Pendant ces marathons de 7 heures, (cricket) les restaurants et bars se vident, mais les livraisons à domicile permettent aux restaurateurs de boucler leur budget.
En parlant de budget, celui d’hier accroit l’exemption de base pour les hommes et les 65+, une nouvelle catégorie, les 80+ est aussi créé; mais rien pour les femmes! On espère contrôler l’inflation, réduire la corruption et le travail au noir.
Les nouvelles de Bollywood forment un bon quart du journal matinal, et dans les petites annonces une famille de bonne caste cherche une épouse de son rang pour leur fils.
Pauvre les gens. On en voit couché sur le bord des autoroutes, comme sur le parapet du Métropolitain, d’autres qui vivent dans des trous où ils font des travaux, à notre hôtel les ouvriers d’entretien couchent dans les corridors, une mère vit sur le trottoir avec ces 4 enfants, une autre étend du linge sur la clôture de séparation d’une rue avec une petite fille de 2-3 ans à ses côtés. Cas flagrant de DPJ, des travailleurs de constructions, pieds nus dans un chantier, où est la CSST, ici et là chiens et humains dorment sur un bout de rue un peu ombragé. Et nous n’avons vu que le quartier privilégié de Colaba.
Comme demain nous devons prendre l’avion en avant midi, et compte tenu de la circulation infernale, nous quittons tôt notre hôtel (10h00) pour un autre situé tout près de l’aéroport. Une heure de trajet, à contre sens du gros courant. La misère des quartiers que nous traversons est renversante, 60 % des gens vivent dans les bidonvilles que nous n’avons apercevons de loin.
À l’hôtel où nous sommes, tout invite à ne pas en sortir, resto très ordinaire, pas de cola diète ni de bière et plats assez épicés. On survivra. Journée passée à mettre à jour le blog et écouter des films américains.
Mumbai