dimanche 15 avril 2012

Cuzco 14 avril


Il s’en est passé des choses sur la place centrale de Cuzco depuis que Manco-Cápac et sa sœur-épouse ont émergés du lac Titicaca. Le fils du Soleil, Pachacutec établit les premiers plans de la ville et étendit le royaume Inca du lac Titicaca à l’Amazonie et au Pacifique. Puis les chicanes commencèrent, les deux frères Huascar et Atahualpa, en conflit furent une proie facile pour Francisco Pizarro qui entra à Cuzco en 1534. Pillage et destruction massive suivirent.
La rébellion Inca de 1572, finit par la pendaison de Tupac Amaru sur la plazza Armas. C’est la fin de l’empire Inca.

La Cathédrale

L'Église des Jésuites

Notre rue Atocsaycuchi dans San Blas
Notre hôtel Casa Mama Cuzco


On peut voir la cathédrale à gauche et l'église à droite (plus petite)
En 1560 c’était encore le temps des cathédrales et on commença la construction de la cathédrale, en 1571, ne voulant être en reste les Jésuites commencèrent la construction de leur église qui voulait éclipser la cathédrale. Comme chicane de clochers, on ne pouvait faire mieux, le pape dut trancher et fit réduire les ambitions Jésuites. De cette rivalité moyenâgeuse subsiste une superbe place.
Éclipsée par Lima, Cuzco resta importante car elle était sur le chemin de Potosi. Puis en 1810, la rébellion contre les Espagnols qui finit avec l’indépendance du Pérou en 1821 par le général Saint Martin  (notre chum de l’histoire argentine).

Le temps passe, ce sont les régimes militaires, la guérilla du Sentier Lumineux et du mouvement révolutionnaire Tupac Amaru, puis l’ère du régime Fujimoro.

samedi 14 avril 2012

Vers Cuzco. Le 13 avril

Lac Titicaca côté Pérou

On traverse plusieurs villages et villes
On quitte La Paz vers 8h30, grimper au sommet et sortir de l’Alto prend un bon moment, on atteint la frontière Bolivie- Pérou où on se penserait à la frontière Laos-Thaïlande, c’est fou de monde avec des touk-touk remplis de marchandises diverses, et on doit se promener en ville pour trouver la douane Péruvienne, quand même moins bien cachée qu’en Thaïlande.

Notre autobus tente de nous rejoindre au poste
 

 On longe alors les belles terres fertiles du lac Titicaca, avec de belles collines de l’autre côté, beaucoup de cultures, beaucoup de moutons. C’est beau, mais c’est pauvre, si la nature dans ce coin du monde est toujours belle, ce sont les constructions humaines qui ne le sont pas, la ville de Puno sur le bord du lac Titicaca est laide comme tous les petits villages rencontrés. Après un paysage plus montagneux, la nuit tombe sur l’empire du soleil, et il reste un interminables trois heures de route avant d’atteindre le terminal de Cuzco. Heureusement on nous attend et nous sommes à la Caca Mama en un rien de temps
 
La Paz - Cusco

vendredi 13 avril 2012

La Paz, le 12 avril


Dernière journée en Bolivie, elle s’est fait rogner au début par les charmes de l’Argentine et écourter à sa fin par le froid climat des Andes.

On tergiverse un peu au début de la journée sur la suite de notre voyage, on sautera le frisquet lac Titicaca, dommage, et se sera direction Cuzco.
Comme prévue, direction la peluqueria, ici pas de flingflong, ce n’est pas les massages Birmans, ni les arnaques Turques, ni le luxe argentin, on coupe, on teint et bye bye, à des prix qu’on avait au Québec il y a très longtemps. (3,00$ pour une coupe d’homme)

Après une petite pizza, on quitte le quartier indigène pour rejoindre le vieux quartier espagnol, si le premier c’est l’Inde, le second rappelle plus les rues du sud-est asiatique. Autour d’une jolie place centrale, la cathédrale métropolitaine, le Palacio Legislativo, et le Palacio de Gobernio. Pour avoir le privilège de travailler là un peu plus longtemps (3 mandats+, au lieu de 2) le président Evo Morales a dû changer le nom du pays; la constitution de la République de Bolivie limitait le président à deux mandats, ce sera donc maintenant la Bolivie et on remet le compteur à zéro).

Le palais législatif


En quittant l’hôtel Estrella Andina, on doit souligner l’immense gentillesse et serviabilité de tout le personnel, mais nous sommes dans le quartier indigène, presque aux Indes, alors parfois l’eau chaude est froide, le vin se transforme en bière, et autres petits travers qui n’enlèvent rien au charme un peu naïf de l’endroit, qui est très bien situé pour une visite rapide des deux secteurs du vieux La Paz.

La Bolivie ce sont de superbes paysages, des petites villes un peu désolantes, des villes moyennes d’un grand intérêt (Potosi et Sucre) et une capitale unique, bâtie sur une dénivelée de 800 m qui ne rend pas la visite facile à une altitude de plus ou moins 3600 m.
Mais il fait bien le dire, ces dames indigènes sont toutes sur le même moule, et pas celui qui servit pour les poupées Barbie.

mercredi 11 avril 2012

La Paz, le 11 avril

Musée de la feuille de coca
 

Petite journée telle que prévue mais qui ne nous empêche pas de visiter le musée de la coca.

La feuille de coca était utilisée dans les civilisations andines bien avant l’arrivée des Espagnols et rien n’indique qu’elle avait des effets plus nocifs que disons: le café. Prise telle qu’elle c’est un léger stimulant, rien de plus.
Les premiers abus viennent avec l’exploitation minière, surtout à Potosi. Comme la feuille de coca avait des implications religieuses dans les sociétés andines, l’église et la sainte inquisition l’interdirent d’abord comme une incarnation diabolique, MAIS, sans consommer de feuille de coca, les mineurs ne pouvaient pas supporter les inhumains travaux miniers, alors on leva l’interdiction et on préleva une dime sur la vente de la feuille, les espagnols ayants conquis la gestion de ce marché. Le minuscule revenu des mineurs revenant ainsi dans le bon pot.
On fit un vin avec cette feuille, que même un pape aimait bien, et un pharmacien d’Atlanta développa une boisson mondialement connu et la plus consommée au monde: Le Coca-Cola.
Ce n’est que quand les sociétés occidentales, développèrent la cocaïne et que celle-ci devint un fléau mondial (principalement aux États Unis, ave 50% de la consommation mondiale) qu’on lança une guerre à cette bonne veille feuille. Mais le raisin et l’orge sont t’ils responsables des problèmes d’ivrognerie? Les technologies de l’information sont t’elles responsables de la pornographie et de l’islamisme radical? Et encore là le bilan négatif de la cocaïne est-il plus lourd que celui de la malbouffe ? Notons que ce n’est que sous Kennedy que la feuille de coca fut retirée de la recette du Coke.  
Quand les States, lancèrent la guerre à la feuille, le gouvernement Bolivien dut bien officiellement collaborer. Curieuse les politiques yankees, ils ne peuvent contrôler un problème sur leur territoire et à leurs frontières et s’en prennent aux traditions ancestrales d’un petit peuple. Les autres pays ne doivent pas développer le nucléaire alors qu’ils sont les seuls à n’avoir jamais utilisé l’arme nucléaire. Certains pays ne peuvent lancer un premier satellite, alors qu’ils ont déjà pollué l’espace des leurs.
Mais aujourd’hui un président Bolivien a levé le genou du sol, et levé les interdictions sur la culture et la consommation de la feuille de coca. Certains rappelleront qu’Evo Morales avant de se lancer en politique était représentant  syndical ou corporatif, des cultivateurs de la feuille. Les mauvaises langues laisseront penser qu’il possède des intérêts personnels dans cette culture.
Mais ces diffamateurs parlaient aussi des intérêts de Bush et Cheney dans le pétrole et les armements. Voyons donc, tous ne peuvent être aussi corrompus que (je terrai le nom –à votre gout)
Ce texte devrait vous rassurer sur mon état de santé, un tousseux, ça tousse toujours, mais le reste semble s’améliorer. Comme on dit ici: mañana es mañana.
Le moindre bout de trottoir est utilisé
Il y a tellement de marchés il faudrait 1 mois faire le tour

Devant notrel Estrella Andina - le personnel est toujours là pour rendre service
Des peintures de la vie bolivienne dans chacune des chambres

La Paz le 10 avril



Difficile de partir de Sucre en avion



Quitter Sucre en avion, ce n’est jamais sûr. Ce matin les nuages sont terriblement bas, en fait l’aéroport est dans les nuages et le vol s’annonce très incertain, mais la Pachamana est avec nous, le soleil se lève et on part avec seulement 15 minutes de retard.

À midi on sort de l’aéroport de La Paz, et on descend en taxi vers le centre-ville. S’il y a un endroit au monde où descendre en ville n’est pas un pléonasme, c’est ici; on passe de 4 000 m à 3 200 m.

Notre hôtel est dans le quartier indigène, au premier coup d’œil, il ne manquerait que plein de déchets dans les rues pour se croire à Delhi.


Nous nous rendons à la plaza San Francisco et pouvons entrer dans l’immense église San Francisco construite en 1745. (Avec un nom pareil, n’ayez crainte, on n’est certes pas chez les Jésuites) Toute en grosses pierres, elle est, contrairement à d’autres églises d’époque, très bien conservée. À l’intérieur elle est typiquement espagnole, très riche, très dorée avec beaucoup de petits hôtels de part et autres pour honorer tous les saints et saintes imaginables. De la richesse de Potosi, une part se trouve aussi ici.
C'est difficile de monter une côte à La Paz!
En revenant on passe par la rue des barbiers, ça commence à être une bonne idée, compte tenu du nombre de routards en ville.

Je vous avais promis un audit de la qualité du système de santé deux vitesses de Sucre, Pas FORT, hier soir je ne pensais qu’à rentrer direct La Paz - Montréal mais une visite d’urgence à l’hôpital s’imposait pour retrouver mon souffle et espérons casser ma toux. On verra bien si la clinique privé Alemana, fera mieux. Pour l’instant après une dose de cheval de pénicilline, traitement d’inhalothérapie et cours 101: comment utiliser une pompe! ça va mieux, on prendra au minimum deux autres jours de repos ici et on verra pour la suite.

lundi 9 avril 2012

Sucre 9 avril

On se doutait bien que tout l’argent de Potosi n’avait pas rejoint l’Espagne, une partie est disparue sous l’eau lors du naufrage des galions mais il reste un manque. Nous avons trouvé une des cachettes, dans la chapelle Nuestra Señora de Guadalupe, attenante à la cathédrale de Sucre, construite entre 1559 et 1712.


Peinte en 1601, la démesure de cette œuvre en fait une des plus riches des Amériques. Les fidèles y ajoutaient des pierres précieuses en échange de faveurs obtenues, en 1784 on y ajouta une plaque d’argent qui se remplit de diamants et de pierres précieuses.
Il reste quand même un peu de richesses externes comme les ostensoirs et vases sacrées exposés dans les diverses salles attenantes.
Le centre de Sucre est très agréable, presque tous les édifices coloniaux sont peints en blancs, ce fut une ville riche, très riche, on l’appelle la cité blanche et pas seulement à cause de la couleur des murs, la population est en général métissé pâle, les indigènes purs sont en banlieue, on les voit essayer de survivre en vendant artisanats et babioles ou en quêtant.