samedi 18 janvier 2014

Valparaiso, le 18 janvier

On embarque ce midi sur le Golden de Princess Cruise, le 20 on sera à Puerto Montt, le 23 à Puerto Arenas, le 24 à Ushuaia, le 26 aux Iles Malouines, le 28 à Puerto Madryn en Argentine, le 30 à Montevideo et on débarque à Buenos Aires le 1 février.
Si possible on profite des escales terrestres pour envoyer le blog et regarder nos courriels, sinon on entre en contact début février. Salut à tous et gros bizous aux petits enfants.

jeudi 16 janvier 2014

Valparaiso, le 16 janvier

Toute la journée on cherche le port d’où notre navire de croisière doit partir samedi, on est probablement à moins de 15 minutes de marche mais il semble y avoir une confusion bien organisée sur l’endroit où on doit se rendre pour l’embarquement, si on ne trouve pas, on revient chez nous. Nous avons au moins un indice, il devrait être près de la mer.
On se brûle le cœur pour aller visiter le «Museo a ciero abierto» juste d’autres graffitis et fresques murales.
En dinant on voit des peintres essayer de couvrir de peinture les nombreux graffitis sur les murs, c’est comme essayer de vider l’océan dans le trou que l’on creuse sur la plage. Comme ouvrage mal fait, on peut difficilement trouver pire, faudrait pas que le beau-frère de Françoise vienne inspecter ça.

Ici il y a trois cimetières adjacents l’un l’autre, dans le premier on se recueille sur la dépouille de Victor Beaudoin décédé le 27 février 1895, il faisait partie de la Société Française de secours mutuel. 
Dans le second, qui s’appelle «Cimetière des dissidents» la grande majorité des pierres tombales sont en anglais ou allemands, officiellement ce lieu n’existe pas. Aurons-nous un jour au Québec des cimetières inexistants pour ceux qui s’opposent à la charte de la laïcité.

mercredi 15 janvier 2014

Vina del Mar, le 15 janvier


Richard voudrait bien un appartement sur le bord de la mer
À environ 20 minutes en métro, on atteint la station balnéaire la plus fréquentée par la population se Santiago. On retrouve une atmosphère de villes vivant pour sa plage quand la cohue est passée ou à venir. Il y a du monde, des kiosques de souvenirs mais pas de foule. 
Sur un bord de mer je me dois de mettre le pied à l’eau, ce n’est pas le Maine, mais ce n’est pas chaud et ce n’est pas un endroit où on laisserait jouer nos petits-enfants, la vague et le ressac sont forts.
En arrivant dans la ville on visite un beau parc où un château attend d’être rénové, le palacio Vergara Erraruz attend les réparations requises après un tremblement de terre. 

Ça fonctionne!

On poursuit vers le bord de mer, on contourne la reloj de flores, on regarde une bibitte se baigner et des pélicans se sécher les ailles sur des pics rocheux.

Visite rapide au château Wolff avant un  autre bon repas, Tout le long de la côte des blocs et des blocs, on revient par l’intérieur de la ville et on regagne Valpo.

Pour Ariane & Catherine 

mardi 14 janvier 2014

Valparaiso, le 14 janvier

À Valparaiso on n'a pas besoin d'auto

Ville portuaire de 350,000 habitants, à 120 km de Santiago, cette ville est bordée en bord de mer par un port, le deuxième en importance du Chili, qui était avant l’ouverture du canal de Panama le plus grand d’Amérique du Sud. Puis deux ou trois rues qui rappellent le quartier des affaires du vieux Montréal. Ensuite on entre dans les collines, qu’on peut rejoindre par des petites rues escarpées, des escaliers ou des funiculaires (13 en tout) aussi rassurants que celui de Québec!  Trois choses caractérisent les rues de cette ville patrimoine mondial de l’Unesco: les graffitis omniprésents, les fresques murales et les chiens de rue qui pullulent ici.
Les couleurs vives des maisons, souvent repeintes par des dons de l’Unesco rendraient la ville jolie sans ces ignobles graffitis. La mode de ces graffitis viendrait du temps de Pinochet, ils étaient le seul mode d’expression de la presse libre, les journaux étant tous contrôlés par la junte et la famille Edwards.
On prendra premièrement le funiculaire Reine Victoria et ensuite celui appelé El Peral, tous deux d’un dénivelé d’environ 45 mètres. Ils fonctionnent par poids et contrepoids, un monte et l’autre descend, parfois ils arrêtent en chemin, idée de faire peur ou tombent (rarement, comme les tsunamis).  Comme ils datent de 1902, ils doivent être résistants. Toutes les constructions sont d’ailleurs prévues pour résister à la plus part des terremotos et ceux de plus de 7,5 sont rares.


Dans les collines on passera devant une belle église luthérienne, toute verte,  et une petite  église anglicane qui se voulait discrète, les papistes n’aimant pas la compétition; mais le Chili est terre d’immigration dont beaucoup d’Allemands et Anglais. On trouve aussi notre hôtel pour le prochain voyage ici, après le gros lot, le Palacio Astureco.
Dans le quartier des affaires, près du port, on verra la bolsa de valores, la statue de l’injustice, le quartier général de l’armada chilienne et un monument en l’honneur d’Arturo Pratt, héros de la guerre du Pacifique en 1873 entre le Chili, le Pérou et la Bolivie.


Petit dictionnaire chilien-québécois.
Pinquinosn = carrés rouges                     Haiti = avec jambes,
Carabineros = police                                 Segnor 30% = monsieur 3%.
Edwards = Desmarais                              Saieh Alvara = Péladea

Photos

lundi 13 janvier 2014

Valparaiso, le 13 janvier


Transfer très facile vers la deuxième ville du pays, métro, bus, taxi et nous voilà sans une veille maison convertie en B&B. Pas le confort de notre appartement à Santiago mais le charme des veilles demeures.

La chaleur accablante semble derrière nous pour un bout de temps, première impression favorable, mais c’est une ville pour se brûler le cœur dans les diverses cotes. 

L'heure de l'apéro

dimanche 12 janvier 2014

Santiago, le 12 janvier

Il y a des dates qui marquent l'histoire d'un pays, ici c'est le 11 septembre 1973. Le douloureux passage dure 12 heures, à six heures du matin, l'armé s'insurge à Valparaiso, et à six heures du soir la junte annonce quelle a pris les pleins pouvoirs. Avant de mourir Salvadore Allende prononce un dernier discours à la radio avec des mots: travailleurs de ma patrie j'ai confiance das le Chili et son destin.

Puis le grand ami de Fidel est mort d'une balle, suicide ou assassinat???

Le musée de la Mémoire et les Droits Humains que nous visitons aujourd'hui fait le récit de cette fournée et des 17 ans de répression par la junte militaire qui suivirent. Enlèvements, tortures, assassinats tout était permis pour nettoyer le pays de l'engeance Maxiste.

Si le pays était divisé en deux, c'est nettement le côté pro résistance qu'il partage. Reste que sur l'échelle des grands dictateurs Pinochet est loi des Pol Pol, Hilter, Staline; lui on compte ses victimes en milliers, eux en millions.

Le régime tombe lors d'un référendum demandant le droit de poursuivre la dictature de Pinochet, Le Non l'emporte avec comme slogan: La joie vient maintenant. Encore une fois des événements qui mettent en perspective nos petites chicanes locales. 

http://www.slate.fr/story/80111/chili-presidentielle-bachelet-fantomes-dictature

samedi 11 janvier 2014

Santiago, le 11 janvier

Au départ Santiago n’était qu’une petite garnison de soldats venant de Lima, puis la ville s’est développée, sans être une belle ville, c’est propre même si assez pauvre, pas la pauvreté de l’Asie ou du Pérou mais de vieux bâtiments défraîchis trop souvent salies de graffitis; il y a certes de beaux quartiers mais le centre est assez vieillot.
Fermé il y encore deux jours, le Palais de la Royale Audience nous accueille avec une superbe exposition d’art précolombien.
Statues de bois placées sur les tombes


Cette exposition d’artefacts nous montre l’évolution des cultures indigènes  du Mexique jusqu’à la pointe du continent, on retrouve nos amis Aztèques, Incas, Moches et bien sur les Mapoches locaux. 



Parmi les pièces qui ressortent, les noueux des Incas qui étaient un mélange de recensement et de grand livre comptable.
En regardant le système d’admission au musée, trois billets de 1000 pesos par personnes, détachés un après l’autre d’un petit carnet on peut imaginer que le grand Inca aurait mis de l’ordre dans un si vétuste procédé.
Hier j’avais remarqué les restaurants dans le barrio Lastarria, on retrouve l’endroit et une belle petite rue de bars à vin et de resto attendent touristes et locaux. Encore un bon repas pour ma fête, grillade de poissons et fruits de mer. Personne n’acceptera qu’on se plaigne de la température de 32C, mais c’est chaud.