samedi 19 mars 2011

Chandigarh, Inde, le 19 mars

En sortant de la ville sainte des turbans, on tombe pour un temps sur une autoroute, seuls les vaches immobiles, les piétons et les charrues à bœufs ne nous dépassent pas. Pas de sang Villeneuve chez ce chauffeur. Impossible mais vrai, il s’arrête pour nous laisser visiter un point d’intérêt sur la route; un village traditionnel Punjab, style Village d’Antan à Drummondville mais sans personnages animés, seulement des statues en costumes d’époques. Nous sommes tous frappés par la propreté qu’il y avait à cette époque, ils semblent avoir oublié d’ajouter les ordures qui parent tous village.


Puis l’enfer de la route Indienne reprend, notre escargot se traine péniblement sur ce que nous craignons être le mauvais chemin. En désespoir de cause, on pèse sur le bouton de panique qui nous fera basculer dans le continuum espace-temps. Après quelques pirouettes, on se retrouve dans un grand jardin de plus de 40 acres, où on retrouve 825 variétés de roses et 32,500 plants. Et c’est propre.
Autour du jardin, une ville bien aménagée ou les ordures ne sont pas apparentes. Avons-nous étés projetés hors de l’Inde? Dans qu’elle siècle sommes-nous, le précambrien ? Pourtant des femmes en sari et des hommes portant le turban sikh se promènent dans les allées.
Nous sommes à Chandigarh qui est renommé pour être la ville la plus propre de l’Inde. Même si la compétition n’est pas féroce, rendons à César ce qui lui appartient, c’est un superbe parc au cœur d’une ville proprette. Ça fait du bien.
Nous sommes dans à l’hôtel Central dans le quartier 17, en plein centre-ville, très bien avec full-internet et tout (2000 roupies). Près de l’hôtel un centre d’achat super moderne, tous les magasins de chez nous.
23h00 - Dernière nouvelle: on vient d’apercevoir notre chauffeur complètement ivre, nous partons pour Delhi demain 8h00!
20 mars - 8h00 notre chauffeur est prêt et en pleine forme mais c'est son dernier jour!

Amritsar, Inde, le 18 mars

Départ à 8h32, après avoir fait appeler le chauffeur qui n’était pas à l’heure. Son 4% il l’aura à Delhi, actuellement c’est son pourboire qui fond. À 10h45 on entre au Punjab, changement d’état, changement de culture, changement de température. Arrêt pour diner, toujours la même merde à manger et si par miracle un élément du menu nous attire, il n’est pas disponible. (Idem au souper). C’est de la nourriture végétarienne, sans viande, poulet, poisson, œuf.
Aux intersections de routes, rarement des indications, pas évident pour un chauffeur ne sachant lire, n’ayant pas de cartes et ne se connaissant pas le coin; depuis quand il s’arrête pour s’informer, son ton de voix ne semble pas attirer la sympathie.
Plus on avance vers Amritsar, plus on voit de turbans et plus les petites villes sont sales et crottées, coïncidence? C’est laid, sale, des déchets partout, en résume : C’est l’Inde.
Vers 14h00 on entre dans Amritsar, et on entrevoit un restaurant convenable (MC Do) puis le chauffeur tourne en rond à la recherche de notre suggestion d’hôtels. Sans succès, on se rabat sur un moins trou qu’ailleurs qui nous dépannera. Nous irons voir le Temple d’Or, lieu saint ses Sikhs. Des fleurs peuvent pousser dans la merde, on verra bien.

Le Temple d’Or est effectivement un monument impressionnant, un temple doré, abritant le livre saint des sikhs au milieu d’un grand bassin d’eau sacrée. Autour tout est en marbre de style hindou et musulman. C’est même propre! Pas de Bouddha, pas de statues des débiles divinités indiennes, ici c’est le culte du livre saint, partout on voit des lecteurs officiels et les turbans se prosternent devant eux et devant le temple. Pour le visiter, en plus du pied nu habituel on doit porter un couvre tête, on met un petit foulard orange sur la tête. Gros monument à la stupidité humaine, mais peut-être moins pire que les Ganesh, Shiva etc.

Mcleodganj, Inde le 17 mars

Nous sommes dans l’état de : Himachal Pradesh, qui veut dire, Terre des neiges éternelles. Plus exactement, nous sommes à Mcleodganj, le lieu de résidence du Dalai Lama, à environ 4 km à pied de la veille ville de Dharamsala. Sur le chemin qui fait le tour du temple, on coupe à travers un sentier pour rejoindre la veille ville. Faites 3 fois le tour du temple en tournant dans la bonne direction et vous aurez des indulgences bouddhistes.
Sur le chemin descendant, un temple et le centre du gouvernement tibétain en exil. Mais comme partout en Inde, des déchets et encore des déchets, ils sont plus d’un milliard à jeter leurs rebuts partout, ça commence à en faire beaucoup.
En après-midi, visite du musée Tibétain, on y présente un film sur la rébellion des moines et des étudiants au Tibet à partir du 10 mars 2008 et de la répression chinoise qui s’en suivit. Le musée présente du point de vue Tibétain, l’histoire et la vie difficile au Tibet depuis l’entrée des Chinois en 1949. L’autre côté de la médaille, car il existe (comme nous l’avons entendu lors d’un voyage en Chine), n’est évidemment pas présenté, mais ou est la vérité.
Ici on voit des moines partout, avec des cellulaires, au restaurant, se promenant moines et sœurs main dans la main.


Mcleodganj

jeudi 17 mars 2011

Dharamhsala, Inde, le 16 mars


Départ à 8h10 et à 10h00 nous sommes à Hamirpur, la route est belle et on avance; vers 11h30 nous sommes près de Kangra, petite ville que l’on dit très jolie, on veut faire comprendre à notre chauffeur qu’on aimerait s’y arrêter, impossible; il ne comprend rien ou ne veut rien comprendre, il vient de mériter ses timbres pinky et son livre de comique, (son 4%) de retour à Delhi, bye-bye.
On approche de Dharamshala et il faut l’aide de l’armée pour que les vaches libèrent la route (je charrie un peu). On se loge au Bhagsu, qui est très bien et où on mange bien pour dîner, (49$\soir). On visite le temple tibétain où on regarde et écoute une cérémonie avec des centaines de moines et des dizaines de touristes. Tous ne sont pas aussi concentrés dans leurs prières que le Bouddha le demande, à l’avant beaucoup de têtes grises, ensuite des tuniques rouges et à l’arrière des tuniques oranges, vers 15h30 on leurs sert thé au lait et pain. La grande majorité sont des hommes, mais il y aussi quelques femmes et des jeunes garçons.
Une équipe de 2 journalistes m’interview sur la récente démission du Dallai Lama comme chef politique du Tibet en exil.
En sortant du temple, on arrête prendre un café et rencontrons une Québécoise, qui fait du bénévolat ici, dans le petit Tibet. Mireille Doré, y enseigne l’anglais (cours de base), elle est affiliée au C.E.G.E.P Marie Victorin et travaille pour le Tibetain Settlement Office, tout en vivant dans une famille Tibétaine. D’autres bénévoles enseignent aussi ou font du bénévolat vert. (Gestion des déchets et recyclage).
Au souper le jeune serveur tibétain, nous informe qu’une manifestation pacifique au Tibet, fût aujourd’hui violemment réprimée par l’armée Chinoise. Pas de de feu, mais coups de bâtons, de couteaux et tortures eurent lieux. Plusieurs blessés et probablement des morts.
Au cricket, la vrai saison commence avec les quarts de finale après demain. Pour le Canada, le dernier clou dans le cercueil fut donné par l’Australie aujourd’hui.

Inde 12 - 13 - 14 et 15 mars

Vers Rishikesh, Inde, le 12 mars

Nous partons ver 9h20, notre chauffeur ne semble pas très loquace, mais reste sympathique, on se comprend! La journée aujourd’hui sera essentiellement sur la route, alors parlons de la conduite en Inde. Dans la circulation débile de Delhi, on arrête dans deux guichets ATM, ici on ne sait jamais sur si une carte fonctionne; vers 11h00 nous sommes toujours dans les faubourgs de Delhi, retardés ici par une procession, là par un meeting politique(?), les deux voies deviennent une demie voie et soudain nous sommes 5 de larges, tous débordants de partout et se poussant littéralement, puis un arrêt pour un essai infructueux de régler le problème de climatisation du véhicule.
Enfin on sort de la ville; pas mieux pour longtemps, je ne peux que penser à mes amis Michel, Marc, Pierre qui aiment conduire, c’est vraiment complètement anarchique, débile profond, je ne tiendrais pas le coup 10 km sans accrocher la voiture au moins 10 fois ou sans avancer de plus d’un km par heure. Sur les côtés de la route, des tas de bouse de vache, des villages plus laids les uns que les autres, des chars à bœufs, des musulmans avec leurs petits casques blancs et les femmes voilées, certaines entièrement. Des vaches, des tuck tuck, des camions, des autobus en ruines remplies à 110%, tous se promènent d’une voie à l’autre créant des lignes inexistantes et se retrouvant tous en bouchon. Puis soudainement de hautes montagnes apparaissent à l’horizon, pendant 10 minutes on circule sur une belle route droite, avec de belles forêts de chaque côté et le bordel recommence. Si on interroge le chauffeur sur l’impensable qui se passe, la réponse est : C’est L’INDE.
Un peu après 5h00 on aperçoit le Gange, et on passe des ashrams, une immense statue de Shiva, les montagnes deviennent plus grosses et enfin ….on arrive à notre hôtel.
Ici tout est 100% végétarien et sans alcool, on débouchera quand même le champagne !
Rishikesh, Inde, le 13 mars

Petite ville intéressant d’environ 80 000 habitants, sur le bord du Gange, petites montagnes en toile de fond. On franchit le Gange sur un petit pont suspendu bâti en 1927-1929 après qu’une inondation eut emporté le pont précédent en 1924. Vaches et singes se promènent librement dans la ville. Je vais me tremper les pieds dans le Gange, très froid ici, un peu plus et c’était la plonge, mais deux Indiens me retiennent (et de 12); les vaches viennent se faire flatter par Françoise, peut-elle compter des heures de temps supplémentaire?
C’est une ville d’ashrams (centre de méditation), de yoga, de boutiques de produits tibétains, de trekking et de rafting. Possibilité de safari pour voir des éléphants et possibilité de tigres très tôt le matin.
Nos deux amies décident de se faire masser dans un endroit de l’autre côté du Gange. Ils se laissent entrainer chez un médecin ayurvédique, qui, selon moi, est plus charlatan que médecin, ils en ressortent toutes (Françoise aussi) avec une consultation bidon(?) et des fioles.
Après deux jours de régime 100% végétarien, j’espère rêver à Mc Donald cette nuit.
Pour les minces chances du Canada en coupe du monde de cricket, oubliez çà, une autre raclée cette fois 358-261 aux mains de la Nouvelle Zélande. Le gouvernement Canadien n’a d’autres choix que de remettre sa démission.
Vers Solan, Inde, le 14 mars

Tôt ce matin les Pays Bas ont gagné le tirage au sort et décidé de frapper les premiers. Selon les experts Indiens l’Angleterre aura besoin de son jeu de puissance pour venir en venir à bout.
Les grands problèmes de l’Inde pour les touristes sont selon moi: 1-la mauvaise gestion des déchets qui trainent partout, 2-la circulation anarchique, 3-les vaches et leurs merdes, 4-la mendicité causée par l’absence de sécurité sociale, 5-les motos, comme partout en Asie, 6-l’administration bureaucratique.
Hier soir, nous avons couchés à Haridwar, environ 50 minutes de Rishikesh. (Hôtel Dolphin, correcte sauf le restaurant miteux et sans choix).
Au départ la circulation semble moins lourde qu’il y a deux jours, on passe à travers des forets et apercevons plusieurs singes (il en sera ainsi toute la journée). On rencontre aussi des chameaux, et notons le nombre impressionnant d’annonces d’écoles privés le long de la route, les immenses lits desséchés des rivières nous frappent aussi.
Puis une déviation se présente et notre chauffeur commence à tourner en rond; déjà 4 heures de route et on arrête pour diner, encore 100% végétarien, biark! On change d’état et le route devient franchement mauvaise, très raboteuse, il y peu de circulation mais on avance lentement. Le chauffeur semble se chercher et demande souvent sa direction, enfin vers 15h00 on voit une pancarte indiquant Solan, 40 km. Nous sommes sur la bonne route et on arrive bientôt. Route en construction, arrêts fréquents, ces 40 km prendront plus de 2h30 nous épuisent tous physiquement et moralement. Le chauffeur ne connait ni la ville ni ses hôtels, on arrête au premier endroit qui semble potable (semble!) : Le Ambusha Resorts , chambres glaciales et humides à l’arrivée.
Nous devons revoir la planification de notre tournée du Nord de l’Inde, car le temps de voyage entre chaque destination est beaucoup plus long que prévue.
Vers Bilaspur, Inde, le 15 mars
Anciens temples vieux de plus de 500 ans
La seul raison de se diriger vers cette ville, est qu’elle est sur le chemin de Dharamsala, notre prochaine destination. Pas question de se taper un autre marathon routier.
On part à 8h30 et après 20 minutes arrêt sur le bord du chemin, le chauffeur veut avoir une chambre à air supplémentaire; peut-être une sage précaution après la journée d’hier qui dut être aussi éprouvante pour les pneus que pour les passagers.
À 9h25, on aperçoit les neiges de l’Himalaya, et faisons un arrêt de deux heures dans la belle petite ville de Shimla. On accède à une belle promenade par une série de deux élévateurs. Beau parc avec une statue d’Indira Gandhi et vue sur les montagnes enneigées au loin.
La visite d’une petite église Baptiste bâtie à partir de 1844 est une petite histoire de l’empire britannique. Les plaques commémoratives incrustées dans les murs sont à la mémoire de soldats morts Mésopotamie en 1916 contre les Turcs, d’un soldat décédé en France le 14 octobre 1914, d’un officier de l’armée des Indes mort à Alger en 1924, d’un membre du Australian Imperial Force, de marins morts en mer etc.
Reprenant la route, aujourd’hui c’est une succession de camions sans fin qui nous retardent, ils sont très colorés les camions Indiens, vrai petit bijou. On pense que notre chauffeur ne sait pas lire car les indications pourtant très claires (parfois) ne semblent pas lui être d’aucune aide.
De plus s’il était un champion dans le trafic débile des villes, sur les routes montagneuses en lacets, il semble craintif et moins sûr de lui.
Nous trouvons un hôtel en entrant dans Bilaspur, le Lake View qui semblent bien et qui s’avère excellent. Nous sommes près d’un lac qui s’atteint par un chemin en escaliers passant à travers un temple hindou. Sur la rive d’anciens petits temples (plus de 500 ans?) nous rappellent Angkor. En saison de mousson ils sont complètement inondés car le lac est en fait un réservoir hydraulique. Bonne petite marche pour les atteindre et remontée plus cardio. Enfin une belle journée sans problème dans le nord de l’Inde.
Delhi et Rishikesh     -       Direction Solan     -     en direction de Bilaspur     

Vers Delhi, Inde, le 11 mars

Commençons par les choses importantes. Les vrais amateurs de sport, pas seulement des admirateurs inconditionnels de la Sainte Flanelle, savent déjà que grâce à une performance de 144 points de Dilshan, le Sri Lanka c’est bâti une avance de 327 wickets contre le Zimbabwe. Avec 188 points seulement, ils ne furent jamais près de revenir dans le match.
On se lève à 6h00 et dès 7h00 nous sommes dans la salle d’attente de l’aéroport de Trivandrum. En chemin on remarque de nouveau, les affiches avec la faucille et le marteau et des portraits du Che. Non, nous ne sommes pas à Cuba, mais en Inde, dans le Kerala. Depuis l’attaque contre le Taj Mahal, à Mumbai, l’Inde vit une psychose de sécurité. Militaires armés de mitrailleuses contrôlent l’entrée dans le terminal et font les fouilles de sécurité. À 8h25 nous sommes à Bangalore, Y faire un petit achat dans une boutique est une expérience avec ces gens ne respectant aucune ligne pour passer à la caisse et un commis super lent pour servir. Françoise demande ce qui se passe, un homme lui répond : C’est l’Inde, mais nous cède sa place et barre de son bras le chemin de ceux qui veulent se faufiler. Et de 10 Indiens corrects sur 1 300 000 000.
Encore ici, la fouille de sécurité est très poussée, surtout pour Françoise. À 11h30 on s’envole pour Delhi et à13h45 nous sommes dans le très moderne aéroport Indira Gandhi, TERMINAL-3.
On le savait qu’en Inde, il n’y en aurait pas de facile.  Malgré tous les courriels échangés, pas de chauffeur pour nous attendre et nous n’avons le numéro de téléphone que dans l’ordi, mais via internet! Pratique la technologie????
Enfin peu après 15h00, quelqu’un se présente (grosse heure de retard), il baragouine quelques mots d’anglais, assez pour comprendre que les problèmes avec le chauffeur réservé depuis des mois commencent. Dans une circulation complètement bordélique on rejoint notre hôtel où on retrouve Suzanne et Marie Louise.
C’est absolument impensable d’entreprendre notre tour avec ce chauffeur, l’agence avec qui on a réservé doit nous en trouver un autre qui nous contactera ce soir. Nous avons finalement notre chauffeur, on se comprend si on parle tranquillement des deux côtés. On verra bien à l’usage.
Dernière heure : L’Angleterre est en danger de ne pas faire le prochain tour suite à sa défaite crève-cœur face au Bangladesh. Dernière heure : L’Angleterre est en danger de ne pas faire le prochain tour suite à sa défaite crève-cœur face au Bangladesh.

jeudi 10 mars 2011

Kovalam, Triruvanantauram, Inde, le 10 mars.

Nous logeons au Sagara Beach Resort, notre chambre à vue sur mer et nous sommes sur la plage en 3-4 minutes de marche. Comme cote d’hôtel on pourrait donner un 4 étoiles cubain. À deux pas de notre chambre une grande piscine privée!, je semble le seul à l’utiliser.
En bord de mer, une belle promenade qui se fait en 15 minutes de marche lente, d’un côté restaurants, boutiques et hôtels se succèdent, de l’autre une petite plage de sable et une mer chaude avec juste ce qu’il faut de vagues. Sans être un super beau sable, il se marche pieds nus sans aucun problème hors de l’eau comme dans l’océan. Un grand choix de restaurants de toutes sortes et des boutiques internet.
Oui Hier l’Inde a battu les Pays Bas par 5 wickets.
Nous partons pour Trivandrum, la capitale de l’état. La route serait agréable sans tous les déchets répandus partout. Ville administrative de 1 000 000 d’habitants où on visite l’extérieur d’un temple et un palais. Le grand nom de la ville, veut dire: Ville du serpent sacré. Près du temple vivent les brahmes qui sont de purs végétariens. Seuls les hindous peuvent visiter l’intérieur de ce temple et ils doivent le faire (hommes) torse nu et avec la jupe traditionnelle, on en loue tout près. Ce temple daterait de 5000 ans et est dédié à Brahma, Vishnu et Shiva; l’extérieur est en rénovation et des échafaudages de bambous empêchent de l’admirer dans toute sa splendeur. Un guide se présente pour un petit tour de l’extérieur jusqu’à un atelier de sculptures en bois des divinités hindous. Quand il voit que nous ne sommes pas acheteurs le tour est fini! Et c’est 50 roupies.
Juste à côté un palais royal d’environ 200 ans. Le nom du palais veut dire: Palais des chevaux car un grand nombre de têtes de chevaux décorent son toit. C’est 30 roupies par personne, plus une contribution volontaire pour le guide obligatoire et la garde des souliers. Beau palais en teck et rose Wood décoré de divers objets précieux: luminaires de Belgique, miroirs de Venise, marbres d’Italie, boucliers en peau de rhinocéros, un trône en ivoire et un autre en cristal de Tchécoslovaquie, fusils hollandais, etc. Sans compter les nombreux tableaux et portraits des maharadjas locaux.
Les pauvres rois, n’avaient officiellement qu’une femme, consolation: un passage conduisait directement au temple tout près. Encore aujourd’hui il y a un roi mais seulement avec des pouvoirs honorifiques.
A la sortie notre chauffeur nous informe qu’un couple de touristes vient tout juste de se faire tout voler (argent, cartes, passeports) quand l’auto de leur chauffeur n’était pas bien barrée.
On revient vers Kovalam. Petite frousse de Françoise quand sa carte disparait un instant dans une machine ATM, et photo de belles plantations de cocotiers; Kerala veut dire Terre de Cocotiers.