mercredi 10 avril 2013

Rodadero, les 7 8 et 9 avril


Nous sommes rendus sur le bord de la mer des Caraïbes, dans ce qui pourrait être l’Old Ochard des Colombiens. 
En Colombie la population urbaine est divisée en 6 classes sociales, les estratto-1 rêvent de trouver de quoi manger demain dans les poubelles, les estratto-2 besognent durement sans trouver le temps de rêver, les estratto-3 aimeraient bien  venir en vacances ici, mais la vie n’est pas un rêve, les estratto-4 sont peut-être à notre hôtel qui n’est pas si mal même si la nourriture est celle d’un ** Cubain, les estratto-5 possèdent un condo près de la mer et y viennent parfois, les estratto-6 vont en vacances dans les grands palaces Européens ou Américains.

Le dimanche soir sur le bord de la plage, les Colombiens finissent la fête de la fin de semaine et chaque petit dépanneur semble être un minibar. Le lundi la ville est beaucoup plus tranquille, tout près de notre hôtel un centre d’achat moderne tout neuf, comprenant une épicerie digne de chez nous qui permet de compléter un peu le menu de notre hôtel. (vin)

anta Marta, une ville d’environ 325 000 habitants, nous déçoit un peu; on pensait  venir  y passer 3 jours dans un peu plus de luxe, mais le rapport qualité-prix des hôtels visités et le peu de charme de la plage nous en découragent. De toute façon la ville n’offre pas grand-chose à voir.
Deux petites devinettes pour les forts en histoire.

Je suis né à Caracas le 24  juillet 1783 et suis décédé à Santa Marta le 17 décembre 1830, ma dernière blonde s’appelait Manuela; qui suis-je?
Une plus difficile : J’ai fondé une ville le 29 juillet 1526 et suis décédé à Santiago de Cuba le 28 juillet 1527; qui suis-je?

Taganga est la plage des gringos qui viennent dans le coin pour faire la fête avec peu de dineros, on y trouve tout de même un hôtel assez bien en bord de mer et comme c’est une station de plongée réputée on y reviendra pour 3 jours.
Françoise doit commencer à craindre un éventuel retour au travail car elle refait le coup de l’orteil cassé. Elle pense qu’en travaillant demain 10 minutes via internet elle pourrait déclarer avoir échappé (demain) la souris sur son orteil et réclamer quelques semaines supplémentaires de maladie, après tout le gouvernement Marois ne peut rien refuser au personnel des garderies.

samedi 6 avril 2013

Neiva, le 6 avril


On vient ici pour prendre l’avion demain pour la côte des Caraibes. On retrouve la chaleur étouffante, l’élocution des locaux est muy rapido, pas facile à suivre. On trouve quand même un très bon restaurant; Fonda de los Arrieros sur la carrera 5.

San Agustin, le 5 avril


Si vous venez dans le coin, ce sera probablement pour voir le parc archéologique qui se trouve à 3 km de la ville, et vous ne serez pas déçus. Difficile pour nous de faire un rapport qualité prix, c’est gratuit pour les 60+, mais si on avait dû payer 20,000 pesos  chacun on dirait que c’est bien correct pour un si grand site, si bien aménagé.

Dans les Mesita A,B,C, on observe beaucoup de ses statues de pierre typiques de la région, la fuente de lavapatas est un superbe travail de la pierre fait par en partie par l’homme et en partie par l’eau qui y coule toujours.
Il faut grimper un peu pour atteindre l’alto de lavapatos mais on y voit les pièces les plus anciennes (2600-1960 av. J.C.) et on a une vue superbe sur les environs.


Mais le clou de la journée est une balade dans le bosque de las estatuas, 39 statues s’offrent en longeant un sentier dans la forêt tropicale.

San Agustin, les 4 avril


Notre excursion en jeep dans les alentours de la ville commence par l’estrecho del rio Magdalena», c’est un des grands fleuves de Colombie mais ici il ne fait que 2,2 mètres de large, beau site.

Ensuite on visite un petit parc archéologique, le parc Obando nous montre des tombes et explique les rites funéraires d’il  y a 3000 ans, correct sans plus.

En se promenant dans la campagne Colombienne on voit la vie difficile des paysans; récolte des graines de café sur des versants abrupts, culture de la canne à sucre ou recherche d’une dernière pépite d’or dans le rio Masamoras.
On visite ce qui semblerait être à première vue un terrain de golf, mais à l’Alto de los Idolos, les verts sont des monticules de terre, les trous des sarcophages et les golfeurs sont de curieux petits bonhommes de pierre, il y a même des crocodiles.


L’Alto de los Piedras est un autre site d’autres statues et décorations géométriques dans les pierres funéraires. On termine par le visite de deux sites naturels, le salto de Bordones est une cascade de 300 m
Photos

mercredi 3 avril 2013

San Augustin 3 avril

Nous quittons Popayán et notre agréable hôtel  La Casa Mima - http://lacasademima.com/ pour San Agustin.
Pas besoin des FARC pour que la route de Popayan à San Agustin soit dangereuse, le tracé de la route et l’état de la chaussée suffissent amplement. Mais après quatre heures dans un rouli-roulant et bardassement incessant on arrive sain et sauf. On loge dans la Casa de François, rustique mais propre, trois jours avant d’aller prendre des vacances sur la côte des Caraïbes.
N’ajuste pas votre ordi, problème technique avec  le chargement des photos.

Popayan, mardi soir


Toute beauté de voir les petits bouts d’choux faire à leur tour la procession dans les rues de la ville, pour certaines des équipes de porteurs, le fardeau semble bien lourds et on craint de les voir trébucher sous la charge, mais non ils sont des grands(!) et ça repart. Ils ont l’âge de nos propres petitis-enfants, ce qui les rend encore plus beaux.
 

mardi 2 avril 2013

Popayan, les 1 et 2 avril

Il y aurait tant d’églises à visiter, la coupe est pleine, même chose pour les musées d’arts religieux, alors on se concentre sur l’histoire.

Hier le 31 mars, c’était le trentième anniversaire d’un gros tremblement de terre qui a secoué Popayan; la tour de l’horloge entre autres, érigée de 1673 à 1683, qui domine le parc central fut abimée et restaurée en 1983, un poète local l’a nommée «La nariz de Popayan».

Dans le Pantheon de Los Procedores, on voit de petites tombes contenants les restes des fils illustres de la ville, dont celui de Tomas Cipriano de Mosquera, on visitera sa maison plus tard. 

La faculté d’études historiques de l’Université de Cauca se trouve dans une très grande demeure avec de beaux grands patios extérieurs, elle aussi restaurée après le tremblement de terre, c’est là que se trouve la maison de celui qui fut un ami de Bolivar et quarte fois président de la Colombie, avoir des relations ça ne nuit jamais.

Le Popayan touristique, blanc et propre, est tout petit; cinq rues de large par une dizaine de long, après cela on tombe dans des quartiers où la prudence nous conseille d’éviter, pourquoi cette peur dans le fond, l’histoire prouve partout que les riches ont bien plus volés que les pauvres !
Dimanche soir la ville était quasi déserte mais la vie reprenait dès lundi matin, ce soir une nouvelle procession se prépare (?), on passera voir.