samedi 1 octobre 2016

San Juan del Sur, le 1 octobre


Nous avions passé une semaine dans cette petite ville du Nicaragua il y a deux ans. C’est donc en terrain connu qu’on débarque à l’aide d’un transbordeur. Rien n’a vraiment changé au royaume de Daniel Ortega.

Il y a deux ans un pont piétonnier enjambant le petit rio qui se jette dans la Pacifique était tombé le lendemain du jour où nous l’avions emprunté. Il devait être reconstruit sans délais. Mais rappelons-nous que le président Ortega et un ex guérillero communiste, donc un Rouge. Or les rouges sont pareils partout, corruption et promesses non tenues. Alors le pont, mais il n’est toujours pas là, et on traverse le rio à quai. 
http://fbeaudoin.blogspot.com/2015/03/san-juan-del-sur-le-30-mars.html


Chez nous, au moins, les petits amis auraient reconstruits le pont au fort prix avec la ristourne habituelle au parti rouge, mais il y aurait un pont. Donc petite marche dans cette petite ville pauvre, nous sommes samedi matin et les gens profitent de la plage, sans être morte, la ville n’as pas encore atteint son plein de touristes et est assez tranquille. 



Au large de l’Amérique Centrale, le 30 septembre


Tout s’annonçait comme une journée paisible en mer. C’est sans problème, au milieu de la nuit, que nous avons franchi le golfe de Tehuantepec qui est le lieu de naissance de la majorité des ouragans dans le pacifique est.

Notre bridge allait bien, quoique à vaincre sans péril on triomphe sans gloire. Puis on remarque un attroupement d’officiers sur le pont, juste devant nous qui scrutent la mer, des dauphins seraient en vue. Mais pourquoi notre navire arrête, on se lève et on aperçoit la quille renversée d’une petite embarcation, après un temps on nous annonce que la catastrophe appréhendée n’est rien d’autre qu’une chaloupe de pêche ayant été emporté loin d’un port. Ça c’est la version officielle, mais s’il s’agissait de Daniel Ortega, président du Nicaragua fuyant un coup d’état. En fait on n’en sait rien.

Soirée du capitaine ce soir, aucun respect pour les droits acquis, on ne gagne pas la bouteille de champagne. On rencontre des québécois de Longueuil avec qui on partage le souper. Puis en fin de soirée on retourne voir le pianiste de Las Vegas que nous avions spécialement apprécié.

jeudi 29 septembre 2016

Huatulco, le 29 septembre


Aujourd’hui nous étions en mission de reconnaissance pour Ariane et Catherine, nous visitons donc l’hôtel Princess Mayev, deux piscines, une grande et une petite. La vue est très belle et donne sur la Bahia de Chahué, une des neuf belles baies entourant Huatulco. 

Une petite promenade nous amène au centre-ville pour un café au restaurant El sabor de Oaxaca, mieux vaut y avoir des pesos mexicains. On visite ensuite La Crucetita, une nouvelle église (2000) en face de la plazza de la ville, elle est connue pour abriter la plus grande peinture de la Vierge de la Guadeloupe au Mexique. Puis nous revenons lentement vers la Baya de Santa Cruz où nous sommes amarrés, en passant un peu dans le secteur mexicain, moins touristique que la rue principale. C’est encore une petite ville assez tranquille qui doit être agréable pour une pause d’une semaine, la mer est très bleue, le sable d’un beau brun pâle. Les seuls animaux rencontrés sont des oiseaux et de petits chiens.


Nous reprenons la mer vers 5 heures et passons au large d’Acapulco. Demain nous serons en mer en direction du Nicaraqua.

mardi 27 septembre 2016

Puerto Vallarta, le 27 septembre



Avant les années 60 c’était un paisible petit village de pêcheurs, puis les vedettes de Hollywood découvrirent l’endroit. On y tourna un film, Richard Burton acheta une maison et le déluge de touristes arriva. Au centre-ville une belle promenade en bord de mer, le Malecon, mais l’endroit est hyper touristique. Nous avions prévu y venir un mois en janvier prochain, on repère le club de bridge et on visite un appartement où on pourrait éventuellement loger!?* Comme disait un politicien québécois: on verra. Du port, longue marche vers le centre, en revenant la chaleur et l’humidité nous incitent à terminer la balade en taxi.

Vers 19h00 on quitte la baie de Banderas et on progressera demain toute la journée vers Huatulco, avec une autre dure journée en mer.

Hier soir au début du Trump’s show, l’audience semblait rire avec lui, plus le débat avançait moins les rires étaient forts. Ce soir on assiste au spectacle d’un pianiste vedette de Las Vegas : Ryan Ahern. Très bon.

lundi 26 septembre 2016

Au large de la côte californienne et mexicaine, les 25 et 26 septembre


Après être sorti du gigantesque port de LA. on gagne le large pour deux jours de navigations le long des côtes. Lundi on croise la frontière mexicaine et pas l’ombre d’un mur dans l’eau. Le plu gros problème de la journée est de se situer dans le temps, dans une cabine intérieure, impossible de savoir si c’est le milieu de la nuit ou le milieu de l’avant-midi.

Parmi les autres inconvénients des jours en mer, l’entrainement quotidien au gym, du bridge de niveau imprévisible, les cocktails de champagne, les diners de groupe avec de chauds partisans de Trump.

En début d’après-midi nous avons perdu la côte de la Basse-Californie de vue, on croise Mazatlán et on continue vers Puerto Vallarta. La mer est belle et il fait chaud, reste à décider si on suivra le débat présidentiel américain ou non et si oui, de notre cabine ou avec les américains qui se réunissent pour le Trump’s show. La bouffe est correcte, mais on s’attendait à mieux, les spectacles n’atteignent pas le niveau de notre dernière croisière et le service aux quelques bridgeurs présents, du niveau habituel de Princess Cruise : pourri !

dimanche 25 septembre 2016

Los Angeles, le 24 septembre


Il y a 235 ans, nous aurions débarqué dans un petit pueblo qui venait juste d’être fondé. El Pueblo de la Reina de Los Angeles. Depuis le village a beaucoup grossi pour devenir une mégapole cosmopolite, très étendue et très riche : Environ 9 millions de personnes y vivent.

Après un début modeste sous la couronne espagnole et ensuite, comme partie du Mexique, la région pris de l’ampleur avec la ruée vers l’or. En 1848 la Californie devenait partie des U.S.A. puis vers 1905 les producteurs de films quittèrent New-York, ses règlements et sa bureaucratie pour s’établir ici. Ensuite vint le développement de l’industrie pétrolière, de l’aérospatiale, enfin il ne manque rien ici sauf peut-être de l’eau. Par deux fois la ville accueillie les jeux olympiques, 1932 et 1984 (sans les Russes)

On débarque à San Pedro immense port de navires de containers et de croisières. Une telle ville ne se visite pas en un jour et encore moins en marchant. On prend donc une excursion guidée en autobus pour en sentir, un peu, le pouls.



Ville d’autoroutes, on se dirige vers le centre-ville historique en croisant le L.A. Memorial Coliseum, le campus de l’université de South California réputé pour son école de cinéma, le Walt Disney Music Center, le Civic Center, l’Hôtel de ville, l’édifice de Korean Air qui sera le plus haut à l’ouest du Mississippi et finalement la rue Olvera, berceau mexicain de la ville.
 
Après on se rend à East Hollywood, capitale mondiale du cinéma et de la musique. On débarque pour deux heures sur le fameux Hollywood Blvd. Dans un magasin de souvenirs on peut voir la Cadillac bleu de Elvis Presley. On marche donc sur le Walk of Fame où sont gravées des étoiles rappelant les vedettes de l’industrie cinématographique, de la musique et du théâtre. On longe le Dolby Theater, célèbre pour son tapis rouge, le El Capitan Theater, premier cinéma de la ville et l’hôtel Roosevelt où on entre pour voir un portrait de Marilyn Monroe.

On rembarque pour longer Sunset Blvd. et le Sunset Strip. Suite interminable d’hôtels, de restaurants, de boutiques et de club-de-nuits des plus luxueux aux plus renommés.

Pendant un temps on quitte L.A. pour entrer dans Beverly Hills, qui est un peu comme le Westmount de Montréal, une bicoque ici vaut au moins 6 millions et c’est un quartier où on ne retrouve pas d’itinérants, ce qui est le cas ailleurs.  Puis on rentre au port en longeant LAX l’aéroport local.

Content d’avoir vu cette ville, enfin un peu, mais son gigantisme et le climat artificiel d’Hollywood ne me séduit pas. Pour un multimillionnaire (plusieurs fois multi) la vie y est peut-être agréable, mais ce ne serait pas un de mes premiers choix.



samedi 24 septembre 2016

Santa Barbara, le 23 septembre


Cette très belle petite ville, la riviera américaine, possède un charme particulier. Propreté, richesse et accent espagnol que l’on retrouve dans le nom des rues et les principaux monuments historiques. Les Espagnols se sont installés ici en 1776. Les premiers bâtiments de la Old Mission Santa Barbara furent érigés en 1790. Ce sera la destination de notre grande marche à travers cette charmante destination sur le bord du Pacifique.


À la mission, nous voyons un Jardin Sacré, qui servait autrefois de lieu d’apprentissage des Premières Nations Américaines. Aujourd’hui il survie malgré la disette d’eau. Puis on se promène dans le vieux cimetière datant de 1790, lieu de repos des premiers fondateurs et d’Indiens Chumash convertis par les Franciscains. L’église actuelle date de 1820, pour remplacer celle détruite par un tremblement de terre en 1812, elle-même subit de larges dommages en 1925. Les œuvres d’art sont le travail d’artistes mexicains du 18 et 19e.

Un petit musée raconte la vie de la mission et montre des articles de l’époque. Pendant la révolution américaine, on taxa la population locale d’un peso et la somme de $137 fut envoyé à Washington.


En revenant on visite le palais de justice bâtie en 1929, superbe bâtiment de style Maure-Espagnol surmonté d’une tour de l’horloge. Ce serait le plus bel édifice gouvernemental en Amérique ???
Le cœur de la ville, la rue State, regorge de boutiques, de restaurants et de cafés.

À l’arrière de la gare toujours active, on semble attendre le train, un immense arbre originaire d’Australie et planté ici en 1877.

Le bord de mer dégagé offre une belle vue sur le Pacifique On reprend le tender et on remonte à bord après une bonne balade de 6 heures.