jeudi 8 mars 2012

San Juan - La Rioja le 7 mars


On atteint cette petite ville de 180 000 habitants en 6 heures de bus, pas de danger ici, la paix fut signe en 1593, MAIS, un nouveau colonisateur dangereux vient troubler la quiétude - EL CANADA et ses mines d’or.

On cherche un hôtel, oubliez le Mirasol, c’est un trou. Le Libertador fera l’affaire. La vue de la ville sur les Andes est superbe, une première marche nous amène à la bibliothèque      Mariano Moreno ouverte en 1886, peu de changement depuis ce temps. On commence à sentir l’hiver qui  arrive, il fait à peine plus de 30 C.

La basilique
Le repas à la Casa Casona est écœurant, on se risque avec une parrilla, même si on laisse de côté rinon y chinchulin, c’est délicieux.


mardi 6 mars 2012

San Juan, le 6 mars


Aujourd’hui, tournée des bodegas. Le vin est l’activité première de la région, mais la tournée des vignobles y est plutôt artisanale quoi qu’agréable.


Hier en s’inscrivant pour ce tour, on ne comprenait pas leur système, pas de place, oui, non si peut-être. Il s’emble que des particuliers s’inscrivent dans un registre et offrent leurs services, pas de gros autobus bondés, pas de minibus, un monsieur vient nous chercher à pied à la porte de notre hôtel, nous amène à son automobile personnelle et c’est parti. Il parle lentement et Françoise le comprend très bien, j’en déchiffre même des bouts.
Premier arrêt dans une petite production très artisanale de mousseux, ce qui nous frappe le plus ici, c’est le procédé ingénieux pour enlever la lie des bouteilles après leur fermentation. Elles sont placées à -30C, la lie remonte et forme un bouchon, ils ouvrent la bouteille et elle sort sous pression, ne reste qu’à refermer avec un gros bouchon de liège.


Arrêt chez le beau-frère du guide le temps qu’il nous cueille une belle, grosse et bonne grappe de raisin.

Puis une grosse boîte, Alto Verde qui exporte partout dans le monde, (pas en France quand même) .Les étiquettes sur un même vin varient en fonction des lois et gouts locaux, l’étiquette pour exportation au Japon est par exemple, particulièrement colorée. Là encore, dégustation généreuse.
Petit stop dans la boutique d’une ex-reine qui vend des produits de l’olive et on termine avec les caves des Vinas de Seguas où le vin fermente dans des barils de chêne américain.

San Juan, le 5 mars

On s’e revient; en longeant la cordillère des Andes, on monte vers le nord de l’Argentine d’environ 150 km. San Juan est aussi une ville arraché au désert, fondée en 1562 et comptant entre 400 et 500 milles personnes. Rien de spectaculaire à voir en ville, tout le passé colonial fut détruit lors du tremblement de terre du 30 janvier 1944. Un ministre ambitieux et une jeune starlette vinrent au secours de la ville et ce fut le début d’une romance qui inspire encore le pays, le péronisme.

La ville nous accueille de plein front avec une chaleur accablante, ici entre 14h et 17h.tout ferme, porque: mucho calor. Le soir la vie renait autour d’un grand parc, la plaza 25 de Mayo. Ici le fils vedette c’est Sarmiento qui sera surnommé le président maitre d’école, selon lui: tous les problèmes sont des problèmes d’éducation.

dimanche 4 mars 2012

Mendoza, le 4 mars

Nouvelles du coin: Wanda la représentante de Las Heras est la nouvelle reine de la Vendimia, la rue qui borde notre hôtel est Las Heras, alors on a gagné nos élections. Ils étaient plus de 12 000 a assistées à son couronnement au théâtre Frank Romero Day; plus de 400 000 personnes se sont massés le long des rues pour les défilés et plus de 7 ooo manifestants marchaient contre les mines.

Aujourd’hui nous visitons un immense parc à l’ouest de la ville, le premier qui devine son nom (défense de consulter internet-sauf ce blog) gagne une bouteille de Malbec de Mendoza. (Ici, même au Mc Do on peut prendre du vin).


À partir du parc Independencia, on long l’avenida Emilio Civit qui est bordé de belles résidences qui ne dépareraient pas de beaux quartiers de chez nous. Puis on atteint les immenses grilles en fer forgé commandées par le Sultan Rouge, comme il est mort avant de payer, elles furent mises en vente et achetées par le gouverneur de Mendoza à l’époque où ce pays était riche (1908).
À la fin du siècle l’ouvrier moyen gagnait 15 000 000 de pesos annuellement, mais le pays était en banqueroute.


Un petit tour pour voir la Fontaine des 4 continents importée de France en 1920 et inspirée de celle des Jardins du Luxembourg. Dans cet immense parc, on se cherche un peu, sans GPS et sans boussole, mais on commence la traversée du désert vers le Chili. Il fait près de 100 F et le soleil plombe, l’armée des Andes avance péniblement jusqu’au pied des hautes montagnes. Nous sommes en plein désert et nous apercevons plus de 50 000 arbres et plus de 1 200 oiseaux et autres animaux. Le soleil tape vraiment fort.

Pas le choix, il faut grimper pour rejoindre les troupes du Général O’Higgins avant de foncer vers le Pérou et d’en chasser les Espagnols. Il faut grimper 9 800 mètres (par cette chaleur un zéro de plus ou moins) même les mules blessées lors de l’entrée dans Mendoza peinent à grimper, on divague certes car on voit des gens se baigner dans un petit lac au milieu du désert. On arrive enfin au Cerro de la Gloria où un sculpteur Uruguayen semble être passé avant nous.

On peut enfin entreprendre la descente vers Santiago qui s’annonce longue et pénible, mais au pied des Andes un taxi nous ramène à l’hôtel.

PS : Pour comprendre un peu cette divagation, il faut savoir que Mendoza est en plein désert, seule une irrigation exceptionnelle permet cette ville verte et ses vignes exceptionnelles, alors l’Eau ici c’est la richesse.

Banque


samedi 3 mars 2012

Mendoza, le 3 mars

On commence notre deuxième journée de Vendimia, par une visite de la basilique de San Francisco. N’ayez crainte, le trip Jésuite est terminé, ici on est chez les Franciscains. Plus qu’un monument religieux, cette église est un mémorial au Général San Martin qui libéra l’Argentine, le Chili et le Pérou. D’abord une citation du grand homme:
«Al hombre honrado no le es permito ser indiferente de sentimentio de justicia.»
Les restes de sa famille proche ramenés de France en 1951 y reposent en paix.

Que ceux qui restent froids devant les chaines de Saint-Pierre à Rome ou une dent du Bouddha partout en Asie se recueillent; dans le camarin on retrouve l’épée du général, mais plus solennel et émouvant: de la terre ramenée des Islas Maldivas par les héroïques troupes de l’Argentine en 1984.

Il n’est que 11h00 et déjà on se rassemble le long des rues. Le défilé commence par une manifestation hétéroclite de tous ceux qui se trouvent à gauche de Pinochet et de sa grande amie Margaret. Mais un thème ressort résolument d’entre les autres: l’opposition aux grands projets miniers (canadiens). Une pancarte résume bien le sentiment populaire : El Aqua vale mas qu’el Oro.
Pendant plus de 4 heures, ce sont chars allégoriques et gens à cheval qui défilent et à regarder les plus jeunes cavaliers et cavalières, ici on semble apprendre à monter avant de marcher.

Mendoza, le 2 mars

 
Actuellement c’est la Vendimia ici, la fête des vendanges. Dans la journée on se contente d’une petite marche afin de garder nos énergies pour la parade de ce soir. Curiosité économique, au Carrefour (méga-épicerie) il y une réduction de 15% si on paye avec une carte de crédit. Ici les gens craignent tellement les banques qu’ils ne déposent pas leur argent mais le garde chez eux. C’est le royaume du Cash et du Noir, une TVA de 21%, voilà qui encourage l’économie souterraine, mais je ne m’explique pas le rabais au crédit.
Dès 19hoo, les gens commencent à s’assoir sur le bord des trottoirs pour avoir une bonne place afin de visionner la parade, d’autres s’installent à une table de restaurant en bordure de rue, la majorité déambule tranquillement en attendant. On nous demande 50 pesos pour s’assoir dans un café d’où la vue serait horrible, non merci. Il y aurait 4000 policiers pour assurer la sécurité de l’évènement, difficile à croire mais on en compte une bonne vingtaine sur un coin de rue.

Finalement c’est vers 23 heures que la parade commence, et c’est du toit de notre hôtel qu’on l’observe, un point de vue plus confortable et certes aussi bon que dans la rue bondé de monde. La parade est un défilé de chars allégoriques un peu tous sur le même modèle; une remorque représentant un des 17 départements de la province sur laquelle de jeunes filles et la reine de l’endroit prennent place.
La parade est terminée, mais la fête et la musique se poursuivent, le dodo devra attendre.

vendredi 2 mars 2012

Frontière du Chili, le 1 mars

Après deux petites journées, une grosse. On part en excursion vers les hautes montagnes à l’ouest de Mendoza. Dès la sortie de la ville, le paysage est semi-désertique et les montagnes se profilent au loin. Premier arrêt à l’hôtel Villavicienco, l’endroit est fermé depuis 1978 et appartient au groupe Danone, ils sont plus intéressés à l’exploitation des sources d’eau minérale qu’au tourisme. En Argentine si vous voulez de l’eau en bouteille au restaurant c’est presque toujours une bouteille de Villavicienco. L’endroit est très beau, trop beau pour laisser Sheraton s’y installer.



On continue sur la route en lacets, on regarde des montagnes de haut et d’autres d’en bas et on continue à monter, nous sommes à 2600 mètres; le paysage est fait de broussailles et de pics enneigés.

Puis nous tombons dans une vallée plus verdoyante, ici passent 800-1000 camions par jour en direction du Chili.  
Reprenant la route des montagnes de roches, de plus en plus désertique, on quitte la grande route pour aller voir un petit pont construit fin XVIII, le général San-Martin y est passé dans sa campagne de lutte contre la domination Espagnole, ou Napolitaine.

On nous avait promis un tour guidé bilingue, c’est comme un vol Air Canada entre Winnipeg et Calgary, l’anglais de la guide est inexistant même si elle se force avec un: «Do you like your eat?», à la fin du repas. Bref avec mon peu d’Espagnol et mes souvenirs lointains de géologie je reconnais une vallée glacière, mais ma minéralogie est trop loin pour identifier les différents minéraux aux couleurs souvent très belles des montagnes. À 52 km. le sommet d’un volcan enneigé.

Il y avait un train qui passait ici, à l’époque de la guerre des Maldives, mais la nature reprend ses droits, un projet de relance de la ligne pour 2020 se heurte à l’opposition du syndicat des camionneurs, attendez avant de réserver votre billet.


On longe un site archéologique Inca, et on arrête diner à Los Penitentes, qui est la deuxième station de ski de Mendoza, je ne suis pas skieur, mais cela semble plus proche de Saint-Bruno que de Mont-Tremblant. Au diner deux touristes argentins nous communiquent leur haine des Chiliens, ils ne leurs pardonneront jamais d’avoir supporté la Grande Bretagne et non l’Argentine lors de la guerre des Maldives.


Nous sommes au Chili
Ensuite ce sera Puente del Inca, un pont naturel, tout près un complexe fut détruit lors d’une avalanche en 1975, tout sauf, miracle, la petite église.



Regard sur l’Aconcagua, ce sommet de 6962 m. est le plus haut des Amériques. Puis on atteint la frontière chilienne ou le fameux Christo Redentor de los Andes marque la frontière et célèbre 100 ans de paix entre les deux pays (1904-2004). En fait on y passe sous silence des escarmouches en 1984 qui auraient fait des victimes. Nous sommes à 3848 mètres et on ressent un peu l’altitude et beaucoup le gros vent froid.

Au retour, on longe un grand réservoir fait sur le Rio Mendoza, site pour l’entrainement nautique en altitude et site de plongée, puis des vignes et des vignes, sans elles, Mendoza ne serait pas Mendoza.
En soirée, excellent repas au resto Florentino, très agréable avec un couple de Bostonnais rencontré à Cordoba.