lundi 21 février 2011

Myanmar – Vers le lac Inlé - 20 février

Pindaya, en février, c’est comme la Gaspésie en octobre, le matin il fait fret et les derniers touristes s’apprêtent à partir.

 
Visite du marché où descendent les tribus des montagnes, chargées comme des mulets dès 4 heures du matin. On voit que même si très pauvres et menant une vie presque antique, les gens ne souffrent pas de faim, étalages de fruits et légumes sont des plus colorées.
La route vers le Lac Inlé prendra environ 3 heures pour franchir 91 km; pour le Myanmar on parle d’une belle route. Sur la route du Lac Inlé vers la capitale Yangon, c’est en moyenne à 15 km heure que l’on circule.
On croise des femmes cantonnières, avec des moyens rudimentaires, pour 2-3$  par jour elles travaillent dur 7 jours sur 7; les rares journées de repos ne sont pas payées.
Pourtant le pays est riche en hydroélectricité, gaz naturel, bois rare, teck, minéraux et pierres précieuses. Mais quand l’armée et les Bouddhas ont prélevé leur part il ne reste pas grand-chose pour le peuple et les services requis (routes en autres).
En chemin on arrête devant un vieux monastère en teck, tellement délabré que la visite nous semble inutile. Si vous donnez 5$ ou 10$ votre nom apparaitra sur une grande liste de donateurs, si vous préférez acheter un petit Bouddha pour mettre dans une niche, votre nom sera en dessous.
Un autre marché avant de prendre la barque pour notre hôtel. Ici on vend du poisson frais: toujours vivant.
On embarque et après 15 minutes dans un long chenal on débouche sur le lac Inle, on prendra l’après-midi OFF. Les vacances commencent pour 3-4 jours dans un endroit plus que calme, impossible de sortir d’ici sans une barque et notre guide. Ici au prix que sont les batailles avec internet et considérant les chances de les gagner, nous serons de retour en ondes dans une semaine. En attendant Chantal fera le relais si Bouddha le veut et si le général le veut aussi. N’ajustez pas votre appareil, les images viendront bientôt!
Pindaya     Marché

Myanmar – Pindaya - 19 février


On commence par la visite d’un marché local, fruits, légumes viandes et kiosques d’attrape-touristes.
La pagode Shezigon, semble moderne à première vue même si elle date du onzième. Dimensions de 160 pieds par 160 pieds et aussi 160 pieds de haut.
Notre guide nous conte beaucoup d’histoires de rois anciens, de légendes :
Un roi avait deux fils jumeaux, il se rendit en Chine avec eux, pour mieux apprendre les enseignements du Bouddha.  Le roi chinois pensant qu’ils venaient l’attaquer ferma les portes de la ville. La nuit venue, les 2 fils escaladèrent la palissade, se rendirent dans la chambre du roi et le marquèrent au cou, sans le tuer. Le lendemain matin, le roi chinois reconnut leurs intentions pacifiques et les fit tous entrer dans la ville.
Au retour, ce roi de BAGAN entreprit la construction d’un temple pour le Bouddha et demanda à tous d’y participer, mais ces 2 fils devenus orgueilleux après leur exploit n’y participèrent pas. Un matin le roi constata qu’il manquait deux briques et fit tuer ces fils, la reine en mourut instantanément de chagrin. Les esprits de ces deux fils et de la reine sont encore honorés dans ce temple. La religion au Myanmar est un mélange de Bouddhisme, de Spiritisme et de croyances astrologiques.
On continue notre enseignement du Bouddhisme: tous doivent faire des donations, les petites comme l’offrande de riz aux moines et les petits dons au temple ; et les grandes, à la mesure de vos moyens, construire une pagode, donner une image de Bouddha etc.
Dans les images du Bouddha, la position des mains est très importante et donne un message différent, méditation, enseignement, message de paix.
Dans le Bouddhisme, pas de Dieu, mais démarche de progression personnelle vers le Nirvana; il s’atteint avec un détachement total de tous les biens qui amènent l’élimination de la souffrance. Le Nirvana c’est le néant, l’absence de tout.  Ça vous intéresse?
Tout est relié à la théorie Cause-Effet.
Pour se changer des Bouddhas on visite le centre sportif de Bagan.
Ce matin grosse compétition professionnelle, les blancs locaux contre les verts. Étant toujours partisan de l’équipe adverse, j’applaudis les verts lors de la présentation des joueurs des 2 équipes. Beaucoup me regardent drôlement, comme si j’applaudissais une équipe jouant contre la Sainte-Flanelle. Chaque équipe se place près de deux cercles concentriques avec chacune un petit ballon très léger.


Le but du jeu est de tenir ce ballon en jeu, sans toucher le sol et sans le toucher avec mains et bras, sans regarder en arrière. Chaque équipe joue de son côté sans échange. Beaucoup de règles complexes règlent la circulation du ballon entre les 6 joueurs actifs, deux réservistes n’entreront en jeu que si blessure.
Plongeons, acrobaties, il faut être en forme pour jouer à ce jeu.
Il faut frapper le ballon: jambe gauche, jambe droite, jambe droite, souvent en arrière de soi et sans regarder le ballon dans ces cas, pas évident.
Un arbitre de chaque côté, s’assure que toutes ces règles complexes s’appliquent et des marqueurs officiels font rapidement tourner les feuilles d’unité, dizaine et centaine pour suivre l’évolution du pointage des 2 équipes.
Pendant 40 minutes, avec changement de style aux dix minutes, la partie se poursuit. Le numéro 2 des blancs, pourtant réputé le meilleur joueur de l’équipe, ne donne pas son rendement habituel avec plusieurs chutes; blessure cachée?
Fin du match 787 pour les Blancs gagnants, je vais demander autographe et photo aux joueurs des blancs, ils ne sont pas habitués à cette mode mais s’y prêtent avec plaisir, surtout quand Françoise leur montre un vidéo de leur partie.
Le midi, en mangeant un repas Myanmar avec notre guide, j’apprends que les Verts sont l’équipe de l’armée. PARDON!
Visite du temple HTILOMINIU.
Un jour un roi ayant 5 reines et un fils de chacune d’elles se blessa au doigt et la gangrène se mit de la partie.
Une des reines prit son doigt dans sa bouche pendant la nuit, et la blessure guérit. Reconnaissant le roi lui demanda ce qu’elle désirait comme récompense. Que mon fils devienne roi dit-elle; mais cela ne respectait pas l’ordre de succession. Le roi fit un grand cercle et demanda aux 5 princes de se placer autour, il prit un parapluie qui en tombant devait désigner le prochain roi, et oui, le plus jeune de ses fils, devint roi et le nom de ce temple rappelle cette histoire.
Tout près une plateforme d’observation bâtie sur les restes d’un temple permet de contempler une petite partie des 3000 temples de la région.
Si vous préférez encourager le gouvernement en grimpant une nouvelle tour d’observation ou en visitant le musée archéologique de Bagan, c’est chacun 5$ par personne.
En après-midi, visite du temple ANANDA, qui de l’extérieur ressemble à une grosse cathédrale et de l’intérieur à un gros monastère avec ces hauts plafonds blancs, ces grands corridors ornés de niches et de superbes immenses portes en bois travaillé. De nombreuses fenêtres et une architecture très bien pensée permettent une bonne luminosité à l’intérieur. Certaines parties datent du onzième, Un gros Bouddha de loin semble sourire, plus on s’approche, plus son air devient sérieux.
Pas un miracle, un bel effet d’optique. Puis on grimpe sur la terrasse d’une pagode pour observer un coucher de soleil.
Bagan   -    Bagan 18 fév

Myanmar – Bagan – 18 février


On commence par la visite d’un marché local, fruits, légumes viandes et kiosques d’attrape-touristes.
La pagode Shezigon, semble moderne à première vue même si elle date du onzième. Dimensions de 160 pieds par 160 pieds et aussi 160 pieds de haut.
Notre guide nous conte beaucoup d’histoires de rois anciens, de légendes :
Un roi avait deux fils jumeaux, il se rendit en Chine avec eux, pour mieux apprendre les enseignements du Bouddha.  Le roi chinois pensant qu’ils venaient l’attaquer ferma les portes de la ville. La nuit venue, les 2 fils escaladèrent la palissade, se rendirent dans la chambre du roi et le marquèrent au cou, sans le tuer. Le lendemain matin, le roi chinois reconnut leurs intentions pacifiques et les fit tous entrer dans la ville.
Au retour, ce roi de BAGAN entreprit la construction d’un temple pour le Bouddha et demanda à tous d’y participer, mais ces 2 fils devenus orgueilleux après leur exploit n’y participèrent pas. Un matin le roi constata qu’il manquait deux briques et fit tuer ces fils, la reine en mourut instantanément de chagrin. Les esprits de ces deux fils et de la reine sont encore honorés dans ce temple. La religion au Myanmar est un mélange de Bouddhisme, de Spiritisme et de croyances astrologiques.
On continue notre enseignement du Bouddhisme: tous doivent faire des donations, les petites comme l’offrande de riz aux moines et les petits dons au temple ; et les grandes, à la mesure de vos moyens, construire une pagode, donner une image de Bouddha etc.
Dans les images du Bouddha, la position des mains est très importante et donne un message différent, méditation, enseignement, message de paix.
Dans le Bouddhisme, pas de Dieu, mais démarche de progression personnelle vers le Nirvana; il s’atteint avec un détachement total de tous les biens qui amènent l’élimination de la souffrance. Le Nirvana c’est le néant, l’absence de tout.  Ça vous intéresse?
Tout est relié à la théorie Cause-Effet.
Pour se changer des Bouddhas on visite le centre sportif de Bagan.
Ce matin grosse compétition professionnelle, les blancs locaux contre les verts. Étant toujours partisan de l’équipe adverse, j’applaudis les verts lors de la présentation des joueurs des 2 équipes. Beaucoup me regardent drôlement, comme si j’applaudissais une équipe jouant contre la Sainte-Flanelle. Chaque équipe se place près de deux cercles concentriques avec chacune un petit ballon très léger.
Le but du jeu est de tenir ce ballon en jeu, sans toucher le sol et sans le toucher avec mains et bras, sans regarder en arrière. Chaque équipe joue de son côté sans échange. Beaucoup de règles complexes règlent la circulation du ballon entre les 6 joueurs actifs, deux réservistes n’entreront en jeu que si blessure.
Plongeons, acrobaties, il faut être en forme pour jouer à ce jeu.
Il faut frapper le ballon: jambe gauche, jambe droite, jambe droite, souvent en arrière de soi et sans regarder le ballon dans ces cas, pas évident.
Un arbitre de chaque côté, s’assure que toutes ces règles complexes s’appliquent et des marqueurs officiels font rapidement tourner les feuilles d’unité, dizaine et centaine pour suivre l’évolution du pointage des 2 équipes.
Pendant 40 minutes, avec changement de style aux dix minutes, la partie se poursuit. Le numéro 2 des blancs, pourtant réputé le meilleur joueur de l’équipe, ne donne pas son rendement habituel avec plusieurs chutes; blessure cachée?



Fin du match 787 pour les Blancs gagnants, je vais demander autographe et photo aux joueurs des blancs, ils ne sont pas habitués à cette mode mais s’y prêtent avec plaisir, surtout quand Françoise leur montre un vidéo de leur partie.
Le midi, en mangeant un repas Myanmar avec notre guide, j’apprends que les Verts sont l’équipe de l’armée. PARDON!
Visite du temple HTILOMINIU.
Un jour un roi ayant 5 reines et un fils de chacune d’elles se blessa au doigt et la gangrène se mit de la partie.
Une des reines prit son doigt dans sa bouche pendant la nuit, et la blessure guérit. Reconnaissant le roi lui demanda ce qu’elle désirait comme récompense. Que mon fils devienne roi dit-elle; mais cela ne respectait pas l’ordre de succession. Le roi fit un grand cercle et demanda aux 5 princes de se placer autour, il prit un parapluie qui en tombant devait désigner le prochain roi, et oui, le plus jeune de ses fils, devint roi et le nom de ce temple rappelle cette histoire.
Tout près une plateforme d’observation bâtie sur les restes d’un temple permet de contempler une petite partie des 3000 temples de la région.
Si vous préférez encourager le gouvernement en grimpant une nouvelle tour d’observation ou en visitant le musée archéologique de Bagan, c’est chacun 5$ par personne.
En après-midi, visite du temple ANANDA, qui de l’extérieur ressemble à une grosse cathédrale et de l’intérieur à un gros monastère avec ces hauts plafonds blancs, ces grands corridors ornés de niches et de superbes immenses portes en bois travaillé. De nombreuses fenêtres et une architecture très bien pensée permettent une bonne luminosité à l’intérieur. Certaines parties datent du onzième, Un gros Bouddha de loin semble sourire, plus on s’approche, plus son air devient sérieux.


Pas un miracle, un bel effet d’optique. Puis on grimpe sur la terrasse d’une pagode pour observer un coucher de soleil.
Bagan

vendredi 18 février 2011

Myanmar 17 - 18 février - Bagan

Nous laissons l’hôtel Monya, très correct petit déjeuner aussi. En chemin, troupeaux de moutons, de chèvres de bœufs et vaches et de nombreux postes de péage. Les PPP semblent fleurir au Myanmar.  Pour remettre le change, lorsque le préposé n’a pas de petites coupures, il donne des bonbons, ou du café.

Le bar du coin
Croisons une procession de moines allant chercher leur repas quotidien auprès des donateurs du village voisin.
Arrêt au village de MA-U-ALE, de très anciens stupas, construits en briques et décorés avec du ciment têtes de lions remarquables, datant du seizième au dix-huitième siècle.
Visite d’une école et d’une garderie dans le village. L’instruction primaire est obligatoire mais dans les villages, l’intérêt et la possibilité économique et de transport laissent beaucoup d’enfants illettrés. Pour ces Ti-culs de 6-10, me serrer la main et jouer 2 minutes au foot avec moi fait leur journée.
Ce petit village se spécialise dans la fabrication très artisanale de bâtons d’encens pour les offrandes au Bouddha. Salle de thé et même petit bar, tous ne pouvant pas suivre les enseignements du Bouddha.
Au Myanmar les maisons me font penser à celles des trois petits cochons. Beaucoup en pailles, quelques une en bois et de rares en bétons. Parmi ces dernières, si elles ne sont pas dans un état de délabrement avancé, vous pouvez parier 1000 kyats qu’elles sont une pagode ou un édifice gouvernemental.
Après 3 heures de route nous atteignons la ville de PAKOKU où nous allons diner dans un resto de cuisine Myanmar: bon.
Nous en profitons pour inviter notre guide et notre chauffeur à s’attabler avec nous. On parle un peu de notre voyage et de par chez nous, pour eux l’histoire du génocide cambodgien est nouveau.  Comme tous les gens du Myanmar rencontrés, ils sont d’une gentillesse et d’une politesse exceptionnelle.
On se dirige vers la jetée pour prendre le bateau. Comme toujours, le représentant de White Lotus nous attend, on embarque pour une nouvelle destination: BAGAN.

18 février

On ne peut faire deux pas dans Bagan, avant de devoir payer le droit d'entrée aux sites (10$)
Le matin, comme le réveil matin hatif, les coqs, les chats et les moines peuvent faire l'affaire, mais vers 4hAM!
Ici, notre guide étudie l'espagnol et est content de pouvoir le pratiquer avec Françoise. D'autant plus que des conventions inconnues de la majorité peuvent être utiles. Si on parle d'accès internet défendu, un sourire complice sert de réponse.

L'Unesco à aider à revitaliser le site, mais en 1988 pour diverses raisons, dont la construction d'une tour d'observation et la reconstruction complète de certains édifices, elle a quitté et retiré le site du patrimoine mondial. 

La première pagode visitée est du 13ème siècle et exceptionnellement de forme pentagonale, les 5 côtés peuvent rappeler es 5 bouddhas, incluant celui à venir. tout en brique avec une coupole recouverte de feuilles d'or, elle offre une superbe vue de sa terrasse supérieure.

Toutes les constructions antiques de Bagan sont essentiellement en briques.  Le premier roi de Bagan au 11ième dut fuir devant une invasion chinoise.

Visite d'un petit village environnant, qui est le village des petits cochons aux maisons de paille.  Ici, pas d'eau courante, pas d'électricité; ils vivent de cultures de prunes de cacahouètes et de vaches.

Les veilles femmes fument des cigares de fabrication locale, on assiste à la fn d'une noce et contribuons aux dons pour le nouveau couple

jeudi 17 février 2011

Myanmar 16 février - Vers Bagan

Nous laissons l’hôtel Monya, très correct petit déjeuner aussi. En chemin, troupeaux de moutons, de chèvres de bœufs et vaches et de nombreux postes de péage. Les PPP semblent fleurir au Myanmar.  Pour remettre le change, lorsque le préposé n’a pas de petites coupures, il donne des bonbons, ou du café.

Le bar du coin
Croisons une procession de moines allant chercher leur repas quotidien auprès des donateurs du village voisin.
Arrêt au village de MA-U-ALE, de très anciens stupas, construits en briques et décorés avec du ciment têtes de lions remarquables, datant du seizième au dix-huitième siècle.
Visite d’une école et d’une garderie dans le village. L’instruction primaire est obligatoire mais dans les villages, l’intérêt et la possibilité économique et de transport laissent beaucoup d’enfants illettrés. Pour ces Ti-culs de 6-10, me serrer la main et jouer 2 minutes au foot avec moi fait leur journée.
Ce petit village se spécialise dans la fabrication très artisanale de bâtons d’encens pour les offrandes au Bouddha. Salle de thé et même petit bar, tous ne pouvant pas suivre les enseignements du Bouddha.
Au Myanmar les maisons me font penser à celles des trois petits cochons. Beaucoup en pailles, quelques une en bois et de rares en bétons. Parmi ces dernières, si elles ne sont pas dans un état de délabrement avancé, vous pouvez parier 1000 kyats qu’elles sont une pagode ou un édifice gouvernemental.
Après 3 heures de route nous atteignons la ville de PAKOKU où nous allons diner dans un resto de cuisine Myanmar: bon.
Nous en profitons pour inviter notre guide et notre chauffeur à s’attabler avec nous. On parle un peu de notre voyage et de par chez nous, pour eux l’histoire du génocide cambodgien est nouveau.  Comme tous les gens du Myanmar rencontrés, ils sont d’une gentillesse et d’une politesse exceptionnelle.
On se dirige vers la jetée pour prendre le bateau. Comme toujours, le représentant de White Lotus nous attend, on embarque pour une nouvelle destination: BAGAN.

Myanmar 15 février - Monya


On se dirige vers la ville de Monya, à 140 km de Mandalay. Le matin, la circulation de Mandalay est composée de bicyclettes, motos, camionnettes bondées et quelques automobiles. À voir les autobus bondés, au-dedans comme par-dessus, on est heureux de voyager avec guide et chauffeur privés. Le prix de l’essence est d’environ 2500 kyats par gallon impérial (0,70$-litre) si on choisit de passer des heures d’attentes, ou de 3500-4000 kyats si on s’approvisionne au marché privé.
Pendant ce trajet de 3 heures, on pousse notre guide vers des sujets politiques. Parlant d’abord de la température respective de nos pays, de nos vacances à Cuba, un pays communiste avec régime fort, on en vient à lui faire dire qu’au Myanmar, les droits de la personne sont peu développés. Le gouvernement fait de bonnes choses, et des mauvaises vues à l’étranger. On lui explique qu’il faut une classe moyenne nombreuse pour créer une vraie démocratie, elle nous dit que peu de gens s’intéressaient aux dernières élections ici.
Avant d’arriver à Monya, on arrête près d’un endroit où 1000 statues de Bouddha sont protégées de 1000 banians (arbre à signification religieuse). Ensuite on monte la colline du Bouddha couché et du Bouddha debout. Immenses pièces. À l’intérieur du Bouddha couché, l’Histoire sainte: que de ressemblances avec notre histoire à nous: enceinte, la mère de Bouddha a rêvé à un éléphant blanc, Bouddha devait être un grand roi, mais choisit une autre voie, il eut 5 disciples, à 29 ans il renonça au monde matériel, dans son cas il prit la mauvaise direction et après 6 ans trouva le juste chemin, celui du juste milieu. Un de ses disciples le contesta.


Puis visite du temple Thanboddhay, qui contient près de 600 000 statues de Bouddha, son architecture spéciale rappelle un peu nos grandes cathédrales
La ville elle-même, de 350,000 habitants est une capitale régionale, centre de commerce avec l’Inde et cité universitaire. Très pauvre comme tout le pays elle ne représente aucun intérêt touristique.

En après-midi balade en camionnette pour rejoindre les grottes de PO WIN DAUNG, une autre orgie de Bouddhas, mais de belles fresques murales sont intéressantes. Beaucoup de petits singes rodent près de nous. Reste que l’endroit aurait fort besoin de restauration.