dimanche 13 février 2011

Myanmar, 12 février

Mandalay, jour-1
Ce matin, comme hier soir, panne de courant occasionnelle à notre hôtel. Une lampe de poche est vraiment un article de première nécessité en voyage.
Aujourd’hui c’est l’Union DAY, en lisant le journal local, je me rends compte combien notre Loi sur la clarté référendaire est mièvre et insipide. Il suffisait simplement d’exprimer les désirs du peuple.
                Oppose those trying to jeopardize stability of the state and progress of the nation.
                Crush all internal and external destructive elements as the common enemy.
P.E.T n’aurait pas dit mieux!
Quel plaisir de se rendre du centre-ville à l’aéroport à six heures le matin, sans aucun trafic. Pour Mandalay, qui n’est pas une région séparatiste comme l’Arakan, les formalités sont beaucoup plus simples.
Mandalay, deuxième ville du pays avec une population de 1,2 million d’habitants est une ville d’artisans et le cœur de bouddhisme au Myanmar. À seulement 300 milles la Chine, et avec une route ouverte, elle est la porte d’entrée des produits chinois et un important centre de commerce international avec la Chine et la Thaïlande.
De Yangon, au choix, 50 minutes de vol, 14 heures de train ou 16 heures de route. Aucun problème avec Air BAGAN et une jeune fille EI, notre guide nous attend.
À première vue, comparée avec les villes de Sittwe et Mrauk-U visitées plus tôt, cette région, comme dirait notre ancien premier ministre, est PLUS MOINS PAUVRE.

La visite commence par le monastère Mahaganhayon, dans la ville d’Amarapura tout près. L’attraction ici est de voir le défilé 1200 moines allant prendre leur repas à 10h30. Eux aussi semblent en avoir assez de faire les bêtes de zoo pour touristes curieux. Je ne peux m’empêcher de penser aux problèmes des clergés chrétiens, avec tous ces novices et pré-novices vivants avec tous ces saints hommes! Un vieux moine de 64 ans (lui est vieux) me parle un peu dans un anglais très hésitant, il a vécu 9 mois à Los Angeles mais préfère le Myanmar, chacun ses gouts.

Commence alors la tournée des artisans de toutes sortes (avec naturellement leur boutique), fabrique de soie avec métiers auxquels on donnerait 100 ans et qui n’en ont que 15; fabrique de tapisserie, ici seule ma fille Rachel aurait le doigté et la patience d’y travailler, on y expose aussi des marionnettes- non, Marc le prix n’est plus de 1$, elles me rappellent mon grand-père ventriloque.
Dans la pagode Mahamuni, on fabrique des images du Bouddha en bois, et autres matériaux. Sur un Bouddha très vénéré je vais poser une mini feuille d’or, respectant la coutume locale; cette activité est strictement réservée aux hommes.
Notre guide nous explique à son tour les préceptes et croyances bouddhismes, qui ici sont teintés d’astrologie et de spiritisme. Françoise commence à en avoir plein son truck des Bouddhas et de la place des femmes dans cette religion; elle ne sort même pas sa caméra.
Oui les femmes peuvent aussi atteindre le Nirvana, mais c’est deux fois plus difficile que pour un homme, vu qu’il leur faut deux fois plus de temps pour comprendre un enseignement du Bouddha. Je sens un début de révolution anti-bouddhisme se dessiner.
Visite d’ateliers où on polit le jade : techniques dignes des années 1900, ici ceux qui font des $$$ ce sont les commerçants chinois.
Suit un monastère en Teck datant d’une centaine année, rare exemple restant, les bombes britanniques de la Deuxième Guerre ont beaucoup démoli cette ville. Suite à leur défaite, les Japonais ont envoyé beaucoup de vieux camions et mobylettes qui servent toujours.

L’odeur d’un grand marché aux fleurs est des plus agréables après tous les marchés de poissons visités.
Dernier arrêt dans une fabrique de feuilles d’or et de feuilles de papier de bambou. Du travail d’esclave pour marteler ces feuilles d’or à la masse.
Si notre guide EI, est très By the book, et ne révèle aucunement ces propres croyances ou opinions, on finit par lui arracher que dans cette belle harmonie entre tous les peuples du Myanmar, les musulmans voulant trop promouvoir leur religion causent des problèmes.

Mandalay

4 commentaires:

Lise a dit…

Le choc des cultures, les deux solitudes, les accommodements raisonnables, les guerres de religion, et tout ce que vous y ajoutez....eh ! bien, plus on voyage avec vous, plus on se rend compte que le meilleur de l'humain, avec ou sans bouddhisme, islam, christianisme, ou gouvernements en place, il se retrouve partout dans le sourire d'un enfant, la gentillesse d'un adulte, le travail d'artisan bien fait, le regard réjoui par la beauté d'un paysage. Très réconfortant ! Puisque pauvre ou riche, c'est disponible partout ! Bonne route tous les deux...et continuez d'être prudents !

Manon a dit…

Françoise, tu peux offrir tes "souffrances" de ne pouvoir t'exprimer au Bon Dieu, il t'en sera reconnaissant en t'ouvrant les portes du paradis à la fin de tes jours ! Mais, comme Dieu est un Homme, peut-être que ton discours féministe et ton franc parler Lui donnera la tentation de te rincarner plutôt que de te garder; nous pourrons ainsi profiter davantage de ta présence sur cette terre !

Kakawic a dit…

Bonjour Françoise et Richard,
Wow, je me rends compte que la vétusté du Cambodge, ce n'est rien à côté de celle du Myanmar. Ce qui me frappe cependant, c'est la liberté de circuler comme bon vous semble,que vous semblez avoir. Je croyais que la junte militaire du pays était pas mal plus contrôlante avec les touristes. Et là vous vous promenez seuls, sans groupe, si je comprends bien? Ciao, Wilfred

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